RDC : les peuples autochtones appellent à l’institutionnalisation de l’initiative « One Basin : One vision »

Kinshasa, 13 mars 2026 (ACP)- Un appel à institutionnalisation de l’initiative < One Basin, One Vision d’ici l’horizon 2030>, a été lancé jeudi, par les représentants des peuples autochtones et des communautés locales (PACL) de huit pays membres d’une coalition mondiale, lors de la clôture d’un forum tenu à Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC).

« Nous les représentants des PACL de huit pays membres de l’Initiative des droits et ressources (RRI), lançons un appel aux bailleurs des fonds, au gouvernement, aux institutions nationales, régionales et internationales, ainsi qu’à tous les partenaires techniques et financiers à
Institutionnaliser l’initiative One Basin, One Vision d’ici l’horizon 2030 pour la planification et l’évaluation des progrès au cours des réunions des parties du partenariat pour les forêts du Bassin du Congo, afin de présenter les résultats, discuter les progrès, mobiliser les ressources et planifier les prochaines étapes », a déclaré Patrick Kipalu, directeur programme Afrique de l’Initiative des droits et ressources (RRI).

Pour lui, Il faut investir de manière ambitieuse et structurante dans la sécurisation foncière des PACL, car sans reconnaissance juridique claire et durable des droits fonciers, aucune politique climatique, forestière ou de biodiversité ne peut produire des résultats pérennes.

Il a soutenu que la sécurisation des terres constitue le socle indispensables pour réduire les conflits d’usages, renforcer la gouvernance locale, stabiliser les territoires et garantir la conservation à long terme des forêts du bassin du Congo.

Le directeur programme Afrique de l’RRI, a fait savoir que les PACL ont également a appelé les partenaires d’investir dans le partenariat avec lebRéseau des Populations Autochtones et Locales pour la Gestion Durable des Écosystèmes Forestiers d’Afrique Centrale (Repaleac) pour mener à l’échelle, à travers toute la région du Bassin du Congo, les interventions et résultats déjà en cours qui ont été présentés dans le cadre de ce partenariat durant cette rencontre.

< Des institutions autochtones fortes sont essentielles pour représenter efficacement les communautés dans les processus décisionnels, assurer la transparence dans la gestion de ressources, coordonner les initiatives locales et régionales et défendre le droit foncier face aux pressions économiques, politiques et environnementales.
Le renforcement institutionnel n’est pas un complément», a insisté M. Kipalu.

« Ces populations disposent des moyens de subsistance durable, équitable et compatible avec la forêt. Cela implique de soutenir les économies locales, les initiatives communautaires, les innovations forestières, les chaînes de valeurs durables et les mécanismes de gestion communautaire de ressources naturelles », a-t-il dit.

Ce forum a permis également aux représentants de ces peuples autochtones d’inviter les bailleurs de fonds à accompagner une transformation structurelle profonde,
en passant par les projets fragmentés à des investissements institutionnels pluriannuels, des financements courts à des engagements durables et d’une logique des bénéficiaires à la reconnaissance pleine.

Cette activité organisée par le Repaleac du 9 au 12 mars , a été axée sur la démarche collective vers les droits, les moyens de subsistance et l’impact à l’horizon 2030 du Bassin du Congo, selon les organisateurs.
ACP/C.L.

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