Kinshasa, 21 novembre 2025 (ACP).- La gestion des forêts par les peuples autochtones pygmées et les communautés locales a été considérée vendredi, comme un levier indispensable pour la promotion de la nouvelle génération de la foresterie communautaire dans le Bassin du Congo, lors d’un atelier multi acteurs organisé par l’Institut des ressources mondiales (WRI) à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC).
« Aujourd’hui plus que jamais, la gestion des forêts par les peuples autochtones et les communautés locales (PAPCL) constitue un levier indispensable pour la promotion de la nouvelle génération de la foresterie communautaire dans le bassin du Congo », a déclaré Frédéric Djengo, Directeur général de la Direction générale des forêts (DGF) qui a ouvert cet atelier.
Il a fait savoir que la foresterie communautaire est essentielle de par sa capacité à offrir aux acteurs notamment aux communautés locales et peuples autochtones pygmées (CLPAP) et intervenants (Administration, OSC, secteur privé) les moyens et les approches pour le développement de cette thématique susceptible de valoriser les forêts, les terres et les ressources disponibles dans les contrées, tout en permettant d’obtenir des bénéfices et des retombées économiques et sociales durables.
Les informations et données validées par les acteurs et intervenants permettent de mieux comprendre et ressortir la diversité des modèles des gestions de forêts faites par les communautés locales et peuples autochtones.
«Ces informations et données constituent le socle d’une nouvelle génération de gestion des forêts» », a rappelé le Directeur général de la Direction générale des forêts (DGF).
Les allocutions faites lors de cet évènement ont encouragé les échanges, les partages des données dont le rôle est central dans la gouvernance des ressources forestières du fait de leur contribution dans différents processus décisionnels.
Auparavant, le point focal de WRI pour l’activité, Patrick James Njakani, dans son mot de bienvenue, a fait savoir que la tenue de cet atelier coïncide avec la clôture de la 30 COP à Belém au Brésil dont les objectifs spécifiques pour les forêts sont entre autres : la mise en avant des celles tropicales mais aussi le renforcement des droits fonciers des peuples autochtones et les communautés locales. Il a ensuite épinglé les éléments majeurs de cet atelier et les liens avec la gestion des forêts portée par les communautés, et qui contribuent de manière significative à la protection et à la restauration des forêts — parfois même plus efficacement que d’autres formes de régimes fonciers dans le Bassin du Congo et en République Démocratique du Congo.
Selon cet expert, les peuples autochtones font montre des évidences dans la protection durable des écosystèmes, la lutte contre le changement climatique et l’amélioration des conditions de vie de populations».
Dans le cadre de ce projet, il était question d’évaluer ensemble le potentiel, l’impact et l’efficacité de la gestion forestière communautaire, a souligné
le point focal de WRI, avant de noter que cet exercice est fondamental non seulement pour mesurer les acquis, mais aussi pour identifier les défis persistants et proposer des pistes d’amélioration adaptées au contexte du Bassin du Congo, en particulier aux écosystèmes forestiers de la République Démocratique du Congo ».
Il sied de signaler que cet atelier a été organisé par WRI et Tropenbos (TBN) dans le cadre du projet « Promotion de la foresterie communautaire dans le Bassin du Congo » qui a bénéficié du financement de la Fondation JFF » Jacob Futura Fondation « .
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