Kinshasa, 3 août 2025 (ACP).- L’investissement dans les programmes de formation continue en soins palliatifs a été considéré comme une nécessité pour renforcer le bien être des infirmiers en République démocratique du Congo (RDC), par une experte en la matière, lors d’un entretien samedi à Kinshasa.
« Un investissement stratégique dans des programmes de formation continue en soins palliatifs ainsi que la promotion d’un environnement de travail collaboratif s’avèrent nécessaire pour renforcer le bien être des infirmiers », a déclaré Emilie Mbolo, experte en soins palliatifs.
Elle a fait savoir que les prestataires de soins palliatifs travaillent dans un contexte particulièrement complexe en RDC. Ils sont fréquemment placés face à des dilemmes éthiques, dans des situations embarrassantes. « Ils sont amenés à choisir entre l’efficacité, la productivité et la technologie alors qu’ils souhaitent privilégier les valeurs humaines d’autodétermination et de solidarité », a-t-elle soutenu.
Pour cette experte, « il est essentiel de garantir un soutien institutionnel et financier aux soins palliatifs, d’améliorer l’accessibilité à la formation, de renforcer, d’une part, les équipes interprofessionnelles pour améliorer l’accessibilité à la formation, et d’autre part, les équipes interprofessionnelles pour améliorer la qualité des soins dans ce domaine crucial ».
Auteure d’un mémoire de fin de cycle de licence en sciences infirmières à l’Université de Kinshasa (Unikin), elle a fait savoir que son travail scientifique a été axé sur « la perception et l’attente des infirmières sur la formation continue en soins palliatifs ».
Pour elle, les résultats de son étude ont révélé un fort besoin de formation continue en soins palliatifs ainsi qu’aux défis importants dans la pratique, tels que le manque des ressources pour les patients et les soignants.
Elle a cependant souligné qu’«il est essentiel de garantir un soutien institutionnel et financier aux soins palliatifs, d’améliorer l’accessibilité à la formation et de renforcer les équipes interprofessionnelles pour améliorer l’accessibilité à la formation et de renforcer les équipes interprofessionnelles pour améliorer la qualité des soins dans ce domaine crucial »a-t-elle précisé
«Les obstacles identifiés, tels que l’insuffisance du suivi des patients et de contraintes financières soulignent l’urgence d’optimiser les systèmes de soins palliatifs en RDC. Une approche intégrée appuyée par une intervention gouvernementale proactive apparaît indispensable afin d’assurer un accès adéquat aux soins et aux ressources requises », a-t-elle précisé.
Cette démarche d’investir dans les programmes de formation continue en soins palliatifs, contribuera significativement à une amélioration qualitative des soins dispensés aux patients en phase terminale, selon la source.
ACP/C.L.

