RDC : plaidoyer pour l’accès aux médicaments de meilleure qualité pour les drépanocytaires

Kinshasa,  19 juin 2026(ACP).-L’accès aux médicaments de meilleure qualité pour les enfants drépanocytaires a fait l’objet d’un plaidoyer vendredi, à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC), par une Asbl, lors de la cérémonie organisée à l’occasion de la Journée mondiale de drépanocytose célébrée le 19 juin de chaque année.  «Les enfants drépanocytaires ont fait entendre leur cri et ont besoin de la contribution de tous pour que nous puissions ensemble, faire reculer cette maladie. Nous avons recueilli leurs messages : ils manquent de médicaments et la mort est toujours à leurs côtés. Ce qui les tue, c’est l’absence de soins. Nous plaidons donc pour qu’ils aient accès à des médicaments de qualité, comme c’est le cas ailleurs», a déclaré Dr Phillipe Lukanu, représentant de la direction Sanru/ Asbl.  Le Dr Lukanu a fait savoir que les 1 157 enfants drépanocytaires concernés sont ceux dépistés lors de la première phase du projet Drép. Acci, Nous sommes maintenant à la deuxième phase, avec 49 zones de santé formées.  «Au départ, il était prévu que les partenaires poursuivent la formation et que le gouvernement prend en charge le dépistage et le traitement. Nous attendons toujours. Nous pensons que ces zones de santé pourraient intégrer le dépistage et la prise en charge des enfants drépanocytaires dans les soins de santé primaires», a-t-il expliqué.  Le médecin a cependant lancé le message à chaque personne, afin de connaître son statut électrophorèse. «C’est le message le plus important, car avec cette connaissance, chacun pourra prendre les dispositions nécessaires. Nous lutterons ainsi plus efficacement contre la drépanocytose, une maladie qui persiste à cause de l’ignorance», a dit M. Lukanu. Le représentant de la direction Sanru/ Asbl a fait savoir que concernant les médicaments, le centre africain de contrôle et de prévention des maladies (CDC) œuvre pour que les médicaments et vaccins qui ne sont pas encore accessibles aux enfants et aux populations africaines soient produits sur le continent. Dans cette optique, Sanru réfléchit avec ses partenaires à la production locale de l’hydroxycarbamide qui est un traitement de fond majeur de la drépanocytose. 

«Produire localement permet de réduire les coûts et de rendre le traitement accessible à toutes les bourses. Des négociations sont en cours pour que, d’ici 6 à 12 mois, le LIDREA soit produit et rendu disponible sur l’ensemble du territoire de la RDC, car la rareté du produit entraîne une hausse des prix», a-t-il précisé. Selon lui, la loi seule ne suffira pas à résoudre le problème de la drépanocytose. Derrière la loi, il y a des hommes et des femmes qui doivent l’appliquer. En RDC, plusieurs lois ont été promulguées sans produire d’effet concret. Nous avons donc la responsabilité de nous approprier cette loi et de traduire dans la pratique ce qu’elle prévoit. ACP/ L/ M/ Odia/GNB

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