Kinshasa, 30 juin 2026 (ACP).- L’intégration de la spécialisation en gestiondes épidémies au sein des écoles de santé publique et des facultés demédecine dans plusieurs universités de la République démocratique du Congo(RDC), a été recommandée lundi, à Kinshasa, par une structure, afin de renforcer la prévention et la riposte des urgences sanitaires au pays.
«Le consortium des organisations de la société civile congolaise (OSC) recommande aux instances gouvernementales et académiques la création de masters de spécialisation en gestion des épidémies comme Ebola, covid-19, rougeole, Mpox, choléra…dans les écoles de santé publique et des facultés de médecine de l’université de Kinshasa, l’université de Lubumbashi, l’université de Kisangani, l’université de Goma et l’université de Bunia», a déclaré M. Célestin Katshunga, président duOSC.
«La création de cette spécialisation n’est pas seulement un besoin académique, mais une question de sécurité nationale et de droit à la santé pour les populations congolaises», a-t-il ajouté.
Selon lui, cette spécialisation doit avoir un volet pratique et opérationnel incluant la gestion des laboratoires, le contrôle des infections, la communication des risqueset l’anthropologie de la santé.
«L’octroi de bourses d’études gouvernementales et l’appui des partenaires techniques comme l’OMS, l’Africa CDC et l’institut national de santé publique (INRB) sont importants pour former une réserve sanitaire nationale prête à être déployée en urgence», a-t-il précisé.
Face à la récurrence des flambées épidémiologiques qui frappent régulièrement le pays, a-t-il poursuivi, le système de santé fait face à un défi majeur celui de manque d’experts locaux formés spécifiquement et rapidement pour répondre à des crises sanitaires.
«Les Universités de l’axe Est (Bunia, Goma, Kisangani) et desgrands pôles (Kinshasa, Lubumbashi) se trouvent au cœur des zones les plus touchées. Bien quedes formations en épidémiologie d’intervention existent, il est impératif de créer un programme de spécialisation harmonisé, centré sur la gestion globale des urgences de santé publique et des maladies hautement contagieuses», a-t-il dit.
Il a indiqué que cette spécialisation permettra de renforcer la souveraineté sanitaire du pays, de réduire la dépendance à l’assistance extérieure et d’améliorer l’efficacité de la réponse face aux futures épidémies. ACP/

