Kinshasa, 18 septembre 2025 (ACP).- Six établissements de santé de la République démocratique du Congo ont été dotés jeudi, lors d’une cérémonie organisée à la clinique Ngaliema à Kinshasa, des zones à déchets équipées d’incinérateurs semi-industriels pouvant atteindre 1000 °C, a constaté l’ACP.
« Il s’agit de la remise des incinérateurs semi-industriels. Six structures ont bénéficié des zones à déchets équipées d’incinérateurs pouvant atteindre 1000 °C. Il s’agit de la clinique Ngaliema, de l’hôpital de l’Amitié sino-congolaise, de l’hôpital de Kimpese dans la province du Kongo Central, de l’hôpital de Makiso à Kisangani dans la province de la Tshopo, du laboratoire provincial de santé publique à Lubumbashi dans la province du Haut-Katanga, et de l’hôpital de Mwangeji dans le Lualaba », a déclaré le Dr Théodore Assani, représentant du Secrétaire général à la Santé.
Il a rappelé que la gestion des déchets biomédicaux, souvent dangereux et infectieux, demeure un défi majeur.
« Certains produits utilisés en laboratoire, comme des cartouches très dangereuses, nécessitent une élimination spécifique. Avec des incinérateurs de 100 ou 150 °C, il n’est pas évident de tout détruire, mais avec 1000 °C, on peut tout éliminer. Ces équipements permettront également aux structures environnantes de bénéficier de ce service essentiel », a-t-il ajouté.
Un projet soutenu par l’UNICEF et la Banque mondiale
Ce projet s’inscrit dans le cadre de la coopération RDC–UNICEF pour la mise en œuvre des interventions WASH (Eau, Hygiène et Assainissement).
« Notre gratitude va au ministère de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale pour son engagement constant, ainsi qu’à la Banque mondiale qui, par l’entremise de l’Unité de gestion du Programme de développement du système de santé (PDSS/UGP), a mis à disposition les ressources indispensables à cette réalisation », a laissé entendre Badho Nsiama, Wash Officer.
« Le modèle FIL MP200, reconnu internationalement pour sa robustesse et sa performance, offre une capacité de traitement de 150 à 300 kg de déchets biomédicaux par jour, dans le respect des standards environnementaux et sanitaires. Leur mise en service sera accompagnée d’une formation pratique des prestataires afin de garantir une utilisation optimale et un entretien durable», a-t-il poursuivi.
Au-delà de la simple remise d’équipements, cette cérémonie symbolise l’engagement commun du ministère de la Santé publique, de l’UNICEF et des partenaires du PDSS à doter les structures sanitaires d’infrastructures modernes, durables et garantes de la sécurité sanitaire des populations.
ACP/JF

