Règlement européen contre la déforestation : sensibilisation sur les mesures de conformité pour exportations

Kisangani, 23 septembre 2025 (ACP).- Le règlement européen zéro déforestation (RDUE), une initiative de lutte contre la déforestation et la dégradation des forêts, prévu d’entrée en vigueur le 30 décembre 2025 dans tous les pays de l’Union européenne, a été au centre d’une conférence-débat organisée par l’ONG internationale Tropenbos RDC, lundi à Kisangani, dans le nord-est de la République Démocratique du Congo, a constaté l’ACP.

« Il était question de conscientiser les parties prenantes des filières concernées sur le bien-fondé du règlement de l’Union Européenne contre la déforestation (RDUE), son champ d’application et ses implications. Il s’agit de les informer sur ledit règlement, les préparer à son entrée en vigueur, ce qui constitue également un axe majeur », a déclaré le Professeur Alphonse Maindo, directeur de Tropenbos RDC.

Selon lui, le règlement de l’Union européenne contre la déforestation a pour objectif de lutter contre le réchauffement climatique en garantissant que les produits importés ou exportés respectent les normes environnementales du pays de production. Il concerne principalement le bois d’œuvre, le soja, le cacao, l’huile de palme, le caoutchouc, le café et l’élevage (viande de bœuf).

« Cette réglementation européenne interdit la commercialisation de produits issus de la déforestation et vise à réduire l’impact de l’agriculture sur l’environnement. Elle s’applique également aux producteurs européens, qui ne peuvent exporter vers l’UE des biens ne respectant pas ces normes. Pour la RDC, cela signifie que nos exportations doivent strictement se conformer à nos lois sur l’environnement, l’agriculture et les droits des peuples autochtones », a-t-il indiqué.

La réglementation européenne devait initialement entrer en vigueur l’année dernière, mais une dérogation a été accordée : pour les grandes entreprises, elle s’appliquera à partir du 30 décembre 2025, et pour les petites et moyennes entreprises, jusqu’au 30 juin 2026.

Pour se conformer, a-t-il martelé, la RDC doit mettre en place un système de certification des produits, harmoniser ses lois nationales avec les normes internationales, établir des grilles de légalité et cartographier les zones forestières et terres cultivables.

L’État doit également identifier les exploitants forestiers et agricoles et encadrer les producteurs pour garantir le respect de cette réglementation, a-t-il conclu. ACP/C.L.

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