Sud-Kivu : lancement des deux opérations d’urgence contre le Paludisme à Fizi par MSF

Kinshasa , 27 novembre  2025 (ACP).-  Deux opérations  d’urgence  conjointes  contre  le paludisme et  le choléra  ont été  lancées  à  Fizi, dans la province du Sud-Kivu, à l’Est  de la République démocratique du Congo (RDC) par les équipes des Médecins sans frontières  (MSF), selon  un communiqué  consulté  jeudi par  l’ACP.  

« Face aux besoins criants des récentes populations déplacées par les combats dans le territoire de Fizi, au Sud-Kivu, et face au départ de plusieurs organisations après les coupes budgétaires internationales dans l’aide humanitaire, MSF a lancé deux opérations d’urgence conjointes contre le paludisme et le choléra », a-t-on lu. 

Selon la source, entre  août et novembre, les équipes MSF à Baraka et dans le village de Lweba ont soigné 19 000 personnes atteintes de paludisme. En l’espace de huit semaines, entre septembre et octobre, elles ont également traité 652 patients atteints du choléra.

 « Nous n’avons pas assez à manger car nous n’avons plus accès à nos champs à cause du conflit armé. La terre, notre seule ressource, nous a été arrachée », a fait  savoir Aline, une mère de cinq enfants,  vivant  à Mulongwe, dans un camp de fortune, au Sud de Fizi, citée dans le communiqué.

« Je suis très inquiète pour tous ces gens qui ne parviennent pas à atteindre nos soins médicaux, ils redoutent de passer les check points des groupes armés dans la zone », a insisté Maria Santo, responsable médicale du projet a Fizi, mentionnée dans le document. 

« Nous voyons des patients arriver à l’hôpital de Baraka avec une forme de paludisme déjà grave car ils ont mis beaucoup trop de temps à venir jusqu’à nous. Récemment, un enfant de trois ans est arrivé à pied avec sa grand-mère à l’hôpital de Lweba. Il avait un paludisme grave et était en état d’anémie car il avait dû marcher 20 km depuis Bibokoboko », a-t-elle dit.

Depuis plusieurs mois, les combats alimentent un conflit interethnique violent et très ancien dans la zone. Dans les Hauts-Plateaux, sur les hauteurs de Baraka, 57 000 personnes demeurent isolées, encerclées par des groupes armés. L’accès humanitaire est impossible pour le moment, a précisé le document.

Pour la source, le programme national de lutte contre le paludisme(PNLP), qui recevait auparavant des sommes importantes du Fonds mondial, a été considérablement affaibli, poussant MSF à devenir le principal fournisseur de médicaments antipaludiques dans la région.  ACP/JF

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