Tshopo : atelier pour renforcer les droits en santé reproductive des femmes

Kisangani, 8 juillet 2025 (ACP).- Un atelier de renforcement des capacités des mobilisateurs communautaires et de mise en place d’un réseau de référencement sur l’offre de services des soins après avortement et de l’avortement sécurisé, dans le but d’apporter une bonne information à la communauté, a été ouvert mardi à Kisangani, dans le nord-est de la République Démocratique du Congo, a constaté l’ACP.

« Cette activité rentre dans le cadre d’un renforcement des capacités des mobilisateurs de l’ONG EUB pour la mise en place d’un réseau de référencement pour l’offre au service de santé sexuelle et réproductive. L’objectif est de contribuer à l’amélioration de l’accès de 2400 jeunes à travers les cinq zones de santé de Kisangani pour que les jeunes adolescents puissent avoir accès aux services de santé sexuelle et réproductrice », a déclaré Bienvenu Kienawa, coordonnateur de l’ONG Équipe d’urgence pour la biodiversité, œuvrant dans le secteur de la santé de la reproduction.

Pour Thérèse-Marie Mokaria, médecin coordonnatrice provinciale du PNSR/Tshopo, cette formation est motivée par le taux élevé de décès maternels liés aux avortements, estimé à 13 % dans la province, souvent causés par des interventions réalisées dans des conditions inadéquates par des prestataires non qualifiés. Elle a souligné qu’elle vise à outiller les mobilisateurs communautaires afin de mieux informer les populations et réduire ces décès évitables.

Maguy Draso, manager région Est de Marie Stopes International (MSI RD Congo), a souligné l’importance de cette formation pour renforcer les connaissances des mobilisateurs dans un contexte marqué par les préjugés et le déficit d’information. Elle a invité les participants à s’approprier les enseignements, en particulier le Protocole de Maputo, afin de mieux défendre les droits des femmes et sensibiliser les communautés.

Prévu du 08 au 12 juillet, l’atelier abordera les soins complets d’avortement, les soins post-avortement, la planification familiale (PF) et les étapes à suivre pour la mise en place d’un réseau de référencement sur la PF, en mettant l’accent sur l’approche SACCF (soins d’avortement centrés sur la femme). Le Protocole de Maputo y sera également présenté comme base juridique essentielle pour la promotion des droits sexuels et reproductifs des femmes.

Cette activité organisée par l’ONG locale EUB en partenariat avec l’ONG MSI RD Congo, œuvrant dans la planification familiale, et en collaboration avec le PNSR/Tshopo, vise à répondre également aux défis liés aux préjugés, aux coutumes rétrogrades et au manque d’information sur les droits des femmes, à travers des actions de proximité dans les zones de santé de la ville de Kisangani et des territoires de Banalia, d’Isangi et de Basoko.

ACP/C.L.

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