Kisangani, 9 septembre 2025 (ACP).- La faune sauvage est confrontée à des graves défis en République démocratique du Congo, a indiqué la ministre provinciale de l’Environnement de la Tshopo, province du Nord-est du pays, à l’ouverture d’un atelier sur la validation et consolidation de l’ébauche avancée de la Politique nationale sur la faune sauvage (PNFS).
«En dépit de son importance et des efforts entrepris pour la conserver, la faune sauvage est confrontée actuellement à des graves défis qui menacent sa pérennité, ainsi que celle de ses potentiels, et qui compromettent la réalisation de son plein potentiel», a déclaré Bijoux Nkoy, ministre provinciale de l’Environnement.
Elle a soutenu que l’initiative de la réforme du secteur de la faune sauvage est motivée par plusieurs défis, notamment la pression démographique, l’urbanisation, la forte demande en viande de brousse et l’inadéquation d’un cadre légal vieux de plus de 40 ans.
La ministre provinciale de l’Environnement a précisé qu’avec une législation dépassée et des moyens de contrôle limités, il est aujourd’hui quasi impossible pour les citoyens de chasser en toute légalité.
Dans son mot de bienvenue, Serge Sabi, expert en gestion durable de la faune sauvage au Fonds des Nations unies pour l’alimentation (FAO), a rappelé que son organisation soutient techniquement et financièrement le gouvernement de la République dans le cadre de ladite réforme. Il a insisté sur l’importance de la participation des acteurs locaux pour intégrer les spécificités de la Tshopo, province stratégique pour sa faune riche mais vulnérable.
Cet atelier des trois jours, réunit les acteurs gouvernementaux, la société civile, le secteur privé, les communautés locales ainsi que les partenaires techniques et financiers. L’objectif est de présenter l’ébauche du document aux parties prenantes provinciales, de recueillir leurs avis, attentes et recommandations afin de l’améliorer et de le consolider.
Ces assises offrent un cadre de concertation représentatif permettant d’assurer l’appropriation locale du projet et de favoriser l’adhésion des populations avant sa validation au niveau national. À l’issue des travaux, un rapport final sera produit, comprenant les recommandations validées ainsi qu’un plan de suivi pour accompagner la mise en œuvre de cette réforme, selon les organisateurs. ACP/ODM

