Kisangani, 29 juillet 2026 (ACP). – Le retrait par la force du corps d’une personne suspectée décédée d’Ebola, à la morgue de l’hôpital général de référence de Makiso-Kisangani province de la Tshopo, dans le Nord-Est de la République démocratique du Congo(RDC), a été fustigé par un élu provincial, a appris l’ACP mercredi de source parlementaire.
Ce corps a été retiré par les membres de la famille du défunt, sans respecter les consignes.
L’élu provincial a appelé de ce fait, les autorités provinciales à infliger des sanctions sévères à la famille du défunt.
« Les membres de la famille d’une personne suspectée d’être décédée de la maladie à virus Ebola viennent de forcer le portail de la morgue de l’hôpital général de référence de Makiso et ont emporté le corps sur une moto, malgré tous les risques encourus. Nous demandons aux autorités politico- judiciaires ainsi que les services de sécurité de réprimer ce genre de comportements qui contribue à la propagation de la maladie dans la ville« , a déclaré le député Aimé Eyane.
Une source sanitaire confirme le décès de la personne par Ebola
Selon une source de la division provinciale de la santé pour la Tshopo, ce patient atteint de la maladie à virus Ebola en provenance de Nia-Nia, a été reçu au centre de santé Madula au PK 23 sur la RN4. L’infirmier titulaire qui l’a accueilli s’est rendu compte après qu’il s’agissait plutôt d’un cas atteint d’Ebola, avant d’informer les instances de lutte à Kisangani.
La source s’est inquiétée de l’événement, car la ville de Kisangani d’après ses propos, est sérieusement exposée à l’épidémie.
« Il y avait six (6) personnes à bord du véhicule qui l’a transporté du centre de santé Madula jusqu’à l’hôpital général de référence, nous totalisons neuf (9) contacts à haut risque, parmi lesquels l’infirmier titulaire de Madula qui n’avait pas pris des précautions« , a dit Dr Franck Mebwa, chargé des opérations d’équipe de riposte contre Ebola, joint par téléphone.
Il a , en outre , affirmé que la famille du défunt avait repris le corps sans aucune précaution, ce qu’il a qualifié d’une pratique dangereuse.
« Nous avons sollicité l’autorisation du ministre provincial de la Santé. pour que nous puissions cantonner tous ces contacts à haut risque, afin qu’ils reçoivent le traitement conventionnel mis en place depuis le début de l’épidémie dans la Tshopo », a ajouté Dr Mebwa.
Une source du ministère provincial de la Santé, abordant le même sujet, a indiqué que lors d’une réunion du comité provincial de riposte contre Ebola tenue mardi, les partenaires techniques et financiers avaient exhorté qu’il puisse y avoir une rapidité de remontée d’alertes.
« Il a été suggéré que la division provinciale de la Santé puisse prépositionner une équipe d’intervention qui soit fonctionnelle au PK23, pour ne plus tomber dans la même situation« , a dit Madame Bijoux Gumete, attachée de presse du ministre provincial de la Santé.
La province de la Tshopo figure parmi les provinces touchées par la 17ème épidémie de la maladie à virus Ebola en République démocratique du Congo, nécessitant une vigilance accrue et le strict respect des mesures préventives qui sont recommandées par les autorités sanitaires. ACP/KIS/O/AB

