Kisangani, 24 avril 2026 (ACP).- Les actions menées depuis 2022 dans la réserve de biosphère de Yangambi par l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) ont été présentées jeudi à Kisangani, lors d’un atelier provincial de restitution organisé dans la province de la Tshopo (nord-est de la RDC), en vue de renforcer leur appropriation et leur pérennisation, a appris vendredi l’ACP de source organisatrice.
« La forêt est une richesse nationale à préserver, elle est à la fois le passé de nos ancêtres et l’avenir de nos enfants », a déclaré le gouverneur ad intérim de la Tshopo, Patrick Valencio Asumani Madropia.
Dans son allocution, l’autorité provinciale a mis en exergue l’importance stratégique des ressources forestières en République démocratique du Congo, soulignant que plus de 50 millions de personnes en dépendent directement pour leurs besoins quotidiens.
Il a également rappelé que les forêts contribuent à la sécurité alimentaire, énergétique et sanitaire de millions de Congolais, tout en jouant un rôle essentiel dans la régulation du climat, le stockage du carbone et la préservation de la biodiversité.
Évoquant les défis environnementaux, le gouverneur ad intérim a alerté sur les causes de la déforestation, notamment l’agriculture itinérante sur brûlis et l’exploitation du bois, dont les pressions devraient s’intensifier avec la croissance démographique.
Il a, en outre, plaidé pour la promotion des énergies alternatives, notamment le solaire, afin de réduire la dépendance au bois et préserver les écosystèmes forestiers.
Intervenant à son tour, le coordonnateur du projet Yangambi, René Jiofack Bernardin, a salué l’engagement des autorités provinciales ainsi que la mobilisation des partenaires techniques et financiers, des institutions de recherche et des communautés locales.
« Le projet Yangambi a permis d’enregistrer des avancées significatives, notamment dans la restauration des terres agricoles, le développement des chaînes de valeur, le renforcement des capacités locales et l’amélioration de la gouvernance participative », a-t-il indiqué.
Selon lui, la mise en œuvre de cette phase repose sur un partenariat scientifique et technique de haut niveau impliquant plusieurs institutions internationales, notamment l’Université de Gand, le programme CBIOS et le Musée royal de l’Afrique centrale.
Le coordonnateur a par ailleurs souligné que cet atelier constitue un cadre d’échanges visant à partager les acquis, analyser les défis et renforcer l’appropriation institutionnelle, tout en traçant des perspectives pour la pérennisation des actions engagées.
Financé à hauteur de 4 millions d’euros par le Royaume de Belgique pour une durée de trois ans, ce projet fait suite à une phase pilote de 18 mois ayant permis de poser les bases des interventions aujourd’hui consolidées.
ACP/C.L.

