Unikin : l’école de santé publique et la médecine dentaire invitées à collaborer

Kinshasa, 24 septembre 2026 (ACP).- L’université de Kinshasa (Unikin)a invité l’école de santé publique (ESP) et la faculté de médecine dentaire, à collaborer après une annonce sur l’introduction du master en spécialisation de cette filière dans cette école, selon un communiqué de cette institution, consulté jeudi par l’ACP.

« Après différents échanges avec vos deux structures, je vous invite à plus de collaboration pour la meilleure visibilité de notre Université. Les animateurs du Département de Santé Publique Bucco-dentaire ont été bel et bien désignés par la Décision rectorale n°0025/UNIKIN/R/2026 du 14 janvier 2026. La Faculté de médecine dentaire peut ainsi organiser son master spécialisé en Santé Publique Bucco-dentaire, en recourant à l’expertise de l’École de Santé Publique. L’Université en sortira de toutes les façons ragaillardie et plus visible », a –t- on lu.

En outre, la faculté de médecine dentaire a fait une mise au point sur son identité, son champ de compétences et sa pertinence.

« Présenter la santé publique bucco-dentaire comme une simple application de la gestion des programmes  de santé au domaine dentaire procède d’une lecture incomplète de cette discipline. La santé publique bucco-dentaire constitue un champ spécialisé de la santé publique, situé à l’interface de l’épidémiologie, des sciences sociales et comportementales, de l’économie de la santé et de l’organisation des systèmes des soins bucco-dentaires », a indiqué un communiqué du département de santé publique bucco-dentaire.

Elle a indiqué que cette filière  mobilise notamment des compétences propres permettant d’étudier la distribution et les déterminants des maladies bucco-dentaires parmi les
populations, de concevoir et d’évaluer des systèmes de surveillance adaptés à ces maladies.

D’après ce communiqué, la gestion des programmes constitue donc une composante utile de cette formation, mais elle n’en épuise ni le contenu ni  les méthodes.

A en croire la source, la Santé publique bucco-dentaire forme les médecins à l’analyse et à la transformation de la santé orale des populations, en mobilisant des connaissances et des méthodes spécifiques dans ce domaine.

 « La Santé publique « générale » et la Santé publique bucco-dentaire ne sont pas concurrentes. Elles répondent à des niveaux de spécialisation différents et peuvent coexister dans une architecture universitaire cohérente. La Santé publique générale apporte des compétences transversales indispensables à la compréhension des systèmes de santé, de leurs politiques, de leur organisation et de leur fonctionnement, tandis que la santé publique bucco-dentaire approfondit ces acquis et les applique aux problématiques particulières de santé orale, dont les déterminants, les modalités de surveillance, les besoins de soins, l’organisation des services et les stratégies préventives présentent des spécificités », a indiqué la source.

Elle a noté que le Programme national de santé bucco-dentaire et les structures engagées n’ont pas uniquement besoin de gestionnaires mais des  spécialistes en santé bucco-dentaire capables de produire des évidences, d’analyser les besoins des populations, de concevoir des stratégies adaptées, d’évaluer leur impact et d’éclairer les politiques publiques.

« Réduire cette expertise à la seule gestion des programmes revient à confondre l’administration d’un dispositif avec la maitrise scientifique et populationnelle du problème auquel ce dispositif doit répondre », a rapporté le document.

Le département s’est dit  favorable à une collaboration structurée avec l’Ecole de santé publique, notamment à travers la mutualisation des enseignements transversaux, la participation croisée des enseignants ; le développement de projets conjoints de recherche, la mise en place de passerelles académiques, l’élaboration concertée de référentiels de compétences et  la contribution commune au renforcement du système national de santé.

Par ailleurs, la source a noté que la Santé publique bucco-dentaire n’est ni une duplication de la Santé publique « générale », ni une simple extension administrative de la chirurgie dentaire, elle constitue un champ spécialisé de la santé publique centrée sur l’étude, la prévention et la prise en charge populationnelle des maladies bucco-dentaires ainsi que sur l’organisation équitable des réponses sanitaires correspondantes.

ACP/Ma

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