Université de Mbuji-Mayi : lancement du projet sentinelle pour la surveillance épidémiologique

Mbuji-Mayi, 18 décembre 2025 (ACP), – Le projet sentinelle pour la surveillance épidémiologique dans la province du Kasaï Oriental, dans le centre de la République démocratique du Congo(RDC), a été lancé jeudi par l’Université de Mbuji-Mayi (UM), a appris l’ACP de source académique.

« Ce projet qui est né par la volonté de certains chercheurs de l’Université de Mbuji-Mayi et des Universités Belges, notamment l’Université catholique de Louvain, est appelé à évoluer pas à pas, pour le bienêtre de notre communauté. Il va y avoir les unités mobiles, c’est-à-dire que les chercheurs, les laborantins peuvent se déplacer aux différents endroits, dans le milieu rural pour mener le prélèvement, pour les besoins de leurs études, pour les besoins de la surveillance épidémiologique », a déclaré le professeur Ghislain Disashi Ntumba, recteur de l’Université de Mbuji-Mayi (UM).

« C’est-à-dire qu’il y a des maladies qui peuvent être à une phase méconnaissable, mais sur le plan de laboratoire on peut déjà les détecter, donc c’est ça le rôle même sentinelle : on surveille, on détecte très tôt avant qu’une maladie grave ne prenne des allures épidémiques, sinon de pandémie. Notre laboratoire avec son équipe de chercheurs de haute qualité, on va devoir fonctionner pour tirer l’alarme, pour que nous ne tombions pas malades à grandes échelles », a-t-il ajouté.

Ce médecin a par ailleurs, souligné que ce laboratoire servira à la détection rapide des maladies infectieuses, selon la vision du Chef de l’Etat, patron de la couverture santé universelle. 

« Ce projet qui contribuera à la détection rapide des maladies infectieuses, émergentes ou réémergentes, entre dans la vision du Chef de l’État relative au renforcement de systèmes de santé de notre pays. Par son caractère scientifique, transversale, la beauté de la surveillance épidémiologique, ce projet constituera un tremplin pour la visibilité scientifique des institutions universitaires et de recherche de notre pays », a expliqué le Dr Ghislain Disashi.

Un laboratoire sera implanté au Centre hospitalier universitaire notre Dame de l’Espérance pour détecter des maladies, avec la possibilité pour certains cas de fièvre inconnu, d’avoir un diagnostic et de s’organiser par rapport à la prévention, signale-t-on. ACP/C.L.

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