Urgence climatique : la RDC renforce son statut de « Pays-Solution »

Kinshasa, 5 juin 2026 (ACP).- La République démocratique du Congo (RDC) a réaffirmé son statut de « Pays-Solution » face à l’urgence climatique mondiale, par le biais de réformes environnementales majeures annoncées vendredi par la ministre de l’Environnement, dans son discours à l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement, célébrée le 5 juin de chaque année.

« En ce 5 juin, réaffirmons ensemble notre engagement à agir pour le climat, pour la nature et pour les générations futures. La République démocratique du Congo entend consolider son statut de “Pays-Solution” face aux défis climatiques et environnementaux du XXIᵉ siècle », a déclaré la professeure Marie Nyange, ministre de l’Environnement, du Développement durable et de la Nouvelle économie du climat.

À cette occasion, la professeure Marie Nyange a lancé un appel vibrant à la solidarité internationale, rappelant la position stratégique unique de la RDC.« Le pays abrite 155 millions d’hectares de forêts tropicales, des tourbières uniques, d’immenses réserves d’eau douce et des minerais critiques pour la transition énergétique. Malgré ce potentiel, ces écosystèmes subissent la pression de la déforestation, de l’urbanisation anarchique et de l’exploitation non durable », a-t-elle déploré.

Face à ces menaces, la ministère de l’Environnement déploie un arsenal de réformes sous l’impulsion du président Félix Tshisekedi. Il s’agit notamment de l’adoption d’une nouvelle Politique forestière nationale, de la révision en cours du Code forestier, ainsi que du lancement du programme « La Forêt, C’est Nous » visant à replanter 5 milliards d’arbres et à restaurer 8 millions d’hectares. À cela s’ajoute la création de l’Autorité de régulation des marchés de carbone (ARMCA) et du Registre national carbone pour certifier les crédits écologiques.

La finalisation de la contribution déterminée au niveau national (CDN 3.0) et le renforcement de la stratégie nationale pour la biodiversité figurent également parmi ces réformes. La professeure Marie Nyange a insisté sur le fait que la préservation des ressources congolaises relève d’une responsabilité collective mondiale. 

Elle a, par ailleurs, exhorté les bailleurs de fonds, le secteur privé et les institutions multilatérales à accroître massivement leurs investissements en RDC. Selon la ministre, financer la protection des forêts et des tourbières congolaises constitue le levier le plus sûr pour garantir la stabilité climatique de toute la planète. ACP/M.

Fil d'actualités

Sur le même sujet