Kinshasa, 15 décembre 2025, (ACP). – La deuxième phase du projet de renforcement de la résilience du système de santé en République démocratique du Congo (RDC) a été lancée à Kinshasa par le Gouvernement congolais, en collaboration avec l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et le Royaume-Uni pour soutenir la riposte aux urgences sanitaires.
« Le gouvernement de la RDC, en collaboration avec l’OMS et le Royaume-Uni, a lancé cette deuxième phase du projet afin de renforcer la résilience de notre système de santé et d’améliorer notre capacité de réponse aux urgences sanitaires », a déclaré Samuel Roger-Kamba, ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale.
Selon Alyson King, ambassadrice du Royaume-Uni en RDC, cette nouvelle phase du programme financée à hauteur de 5,5 millions de livres sterling et mise en œuvre par l’OMS, s’inscrit dans la continuité du partenariat entre le Royaume-Uni et la RDC dans le secteur de la santé.
« La première phase du projet a soutenu la riposte contre la Mpox et le choléra dans plusieurs provinces, notamment Kinshasa, le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, l’Équateur, la Tshopo, la Tshuapa et le Maï-Ndombe, contribuant à la réduction des menaces sanitaires », a-t-elle indiqué.
De son côté, Riku Edward Elovainio, chargé de bureau de l’OMS en RDC, a expliqué que ce nouveau projet a adopté une approche intégrée visant à renforcer les capacités de prévention, de détection et de réponse aux crises sanitaires, dans un contexte marqué par une convergence de plusieurs flambées épidémiques.
Selon lui, bien que l’épidémie d’Ebola ait été déclarée terminée le 1er décembre 2025, la RDC continue de faire face à des flambées de choléra et de Mpox, ainsi qu’à d’autres urgences sanitaires, telles que la rougeole, la poliomyélite dérivée de souches vaccinales et la fièvre jaune.
« Depuis décembre 2022, le pays a enregistré plus de 27 000 cas de Mpox et plus de 42 000 cas de choléra, tandis que la dernière flambée d’Ebola dans la province du Kasaï a compté 64 cas, avec un taux de létalité élevé », a-t-il renseigné.
« Cette deuxième phase vise à consolider les acquis de la première, à renforcer la coordination de la riposte multisectorielle et à améliorer durablement la résilience du système de santé face aux urgences sanitaires futures », a-t-il ajouté.
Ce projet prévoit la réhabilitation et la modernisation d’infrastructures sanitaires, la construction de trois laboratoires provinciaux, le renforcement de la surveillance épidémiologique, l’amélioration des capacités de diagnostic, ainsi que des investissements dans l’eau, l’assainissement et l’hygiène. ACP/JF

