Kinshasa, 14 août 2026 (ACP).- Un atelier préparatoire à la formation sur le diagnostic des zoonoses et la génomique (science qui étudie l’ensemble du matériel génétique) a été organisé vendredi à Kinshasa, en République démocratique du Congo(RDC), dans le cadre de la mise en place du projet « Préserve », sous l’initiative de l’Institut One Health pour l’Afrique (INOHA) et du Laboratoire vétérinaire central (Labovet).
« Le projet Préserve apportera une contribution capitale à la surveillance des zoonoses dans notre pays. La plupart de ces maladies apparaissent dans les zones les plus reculées, qui manquent de vétérinaires. C’est précisément cette lacune qui favorise l’émergence des pathologies chez les animaux sans détection préalable, entraînant ensuite des dégâts au sein de la population humaine. Si ces maladies sont détectées à temps chez les animaux, il devient facile de les contenir et d’empêcher leur transmission aux humains », a déclaré le professeur Auguste Twabela, chercheur au Labovet.
Selon lui, le projet se focalisera sur l’identification des besoins prioritaires, la formation des agents de terrain et de laboratoire, la définition des approches méthodologiques ainsi que sur les aspects organisationnels.
Le chercheur a indiqué que plusieurs provinces ont été sélectionnées lors de cet atelier. Des formateurs quitteront Kinshasa pour renforcer les capacités des agents locaux afin que ces derniers soient en mesure d’effectuer des prélèvements de qualité et d’assurer une surveillance épidémiologique efficace.
« Les agents des niveaux central et intermédiaire seront formés au diagnostic ainsi qu’aux technologies avancées en génomique et en bioinformatique », a-t-il ajouté.
Il a également souligné que cet atelier a permis d’établir une collaboration formelle avec l’INOHA pour la surveillance des zoonoses.
« À travers ce partenariat, nous allons appuyer le secteur de la santé animale en renforçant les capacités des agents pour le diagnostic en laboratoire et la génomique. Cela permettra de mieux comprendre l’épidémiologie de ces maladies dans l’environnement et leur dynamique au sein de la communauté animale », a précisé le professeur Twabela.
Le Labovet est une structure technique du ministère de la Pêche et de l’Élevage, spécialisée dans le diagnostic et la recherche sur les maladies animales et les zoonoses.
Seize lots d’activités attribués à l’INOHA
Par ailleurs, la Dre Thérèse Tshibola, chercheuse à l’INOHA et cheffe du projet « Préserve » au sein de cette institution, a indiqué que seize lots d’activités sont à la charge de son établissement.
« La responsabilité de l’INOHA réside dans le renforcement des capacités. En tant qu’institution faisant la promotion de l’approche +Une santé+ (One Health), l’INOHA a été sélectionnée pour son expertise multidisciplinaire », a-t-elle expliqué.
La Dre Tshibola, qui est également éco-épidémiologiste, a précisé qu’outre ces lots d’activités, deux tâches principales sont confiées à l’INOHA : la formation en génomique et diagnostic des maladies zoonotiques, ainsi que la formation en ligne sur l’approche « One Health ».
Financé par l’Union européenne, le projet « Préserve » vise à aider les pays confrontés à des crises sanitaires fréquentes à améliorer leur réponse globale afin de réduire les impacts socio-économiques et sanitaires liés aux maladies zoonotiques. ACP/

