Des acteurs sociaux formés pour sortir les jeunes de la violence à Kinshasa

Kinshasa, 22 juillet 2025 (ACP).- Des acteurs sociaux ont été formés pour sortir les jeunes de la violence et les pousser à s’engager dans des activités valorisées, lors d’un atelier d’élaboration de projets, organisé mardi à Kasa-Vubu, une commune du centre de Kinshasa, en République démocratique du Congo.

«Nous avons mis en place une approche appelée Accompagnement holistique de proximité et d’émancipation des jeunes impliqués dans la violence Kuluna (AHPR), pour les aider à sortir de la violence et à s’engager dans des activités valorisées dans notre milieu. Aujourd’hui, nous formons les acteurs sociaux à l’élaboration de projets, car cette approche doit être mise en œuvre sous forme de projet pour obtenir des financements», a déclaré Raoul Kienge-Kienge, directeur de l’École de criminologie à l’Université de Kinshasa (Unikin).

«Pour nous, les jeunes qui sont dans la violence de Kuluna sont en situation de vulnérabilité et doivent être accompagnés pour sortir de cette violence. Nous avons expérimenté cette approche auprès d’un échantillon de jeunes de N’djili, de Kimbanseke, de Mombele et de Kisenso, et cela a donné des résultats impressionnants (…)», a-t-il ajouté, avant de souligner la nécessité de mettre en œuvre cette approche dans la lutte contre la recrudescence de ce phénomène.

«Il s’est posé le problème de la mise en œuvre concrète de l’approche et c’est pour répondre à ce besoin des acteurs de terrain que nous avons organisé cette formation. Elle leur permet de s’initier à l’élaboration de projets qui leur permettront d’obtenir des subventions pour mettre en œuvre ce travail», a expliqué l’expert en criminologie.

Les acteurs sociaux invités à s’approprier la question des jeunes impliqués dans le Kuluna

Par ailleurs, Eugène Ngabu, chercheur à l’École de criminologie de l’Université de Kinshasa, a invité, à cette occasion, les différents acteurs de la société à s’approprier la question des jeunes impliqués dans ce banditisme appelé Kuluna.

«Nous voulons, à travers cet atelier, que les acteurs sociaux qui travaillent avec les jeunes puissent s’approprier cette approche et développer des projets de grande envergure pour contribuer à la résolution de ce phénomène social qui insécurise toute la ville de Kinshasa», a-t-il laissé entendre.

«Le but de ce projet, c’est une appropriation des acteurs sociaux et de cette approche d’accompagnement de nos jeunes impliqués dans la violence urbaine», a conclu Eugène Ngabu.

Organisée avec le Réseau congolais dédié aux jeunes de la rue (REEJER) et l’Université de Liège, via l’Organe belge de coordination de l’enseignement supérieur (ARES), cette séance s’inscrit dans un projet de valorisation basé sur l’approche holistique AHPR, visant la prévention, l’éducation et la réinsertion socioprofessionnelle des jeunes impliqués dans le phénomène «Kuluna» .

ACP/ODM

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