Kinshasa, 09 février 2026 (ACP). – Des chauffeurs de transport en commun de la ville de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, ont été interpellés lundi, par les agents du ministère provincial sectoriel lors de la deuxième phase « décisive » du contrôle de conformité au code de la route.
«Cette opération vise à mettre fin aux abus dont sont victimes les usagers de transport en commun dans la capitale congolaise», a dit Moïse Bishalanga, inspecteur au ministère provincial des Transports déployé avec son équipe au carrefour de Pont Cabu, à Kalamu, une commune du centre de la capitale congolaise.
Les chauffeurs arrêtés ont été surpris en train de majorer illégalement le prix de la course, ce qui est contraire aux dispositions réglementaires en vigueur. Les véhicules ont été saisis et déposés dans une fourrière, en attendant le paiement des amendes.
«Nous avons arrêté le chauffeur de ce véhicule parce qu’il a majoré illégalement le prix par course. De Lemba au Grand Marché le prix est 2000 FC, mais il a fait payer la course à 4000 FC à ses clients. Nous avons un ordre de mission signée par le gouverneur de la ville qui nous autorise à arrêter non seulement les chauffeurs des véhicules qui n’ont pas de documents exigés mais également ceux qui majorent le prix. Leurs véhicules seront charriés aux fourrières et ils devront payer des amendes conformément à la loi», a, de son coté, signalé, Stany Bolenkasa Ngando, agent au ministère provincial de Transport.
Il a annoncé que les chauffeurs devront payer des amendes pour infraction aux règles de transport en commun. Les usagers sont invités à dénoncer tout abus ou tentative d’extorsion de la part des chauffeurs de transports en commun.
Cette opération s’inscrit dans le cadre des efforts du gouvernement provincial pour améliorer la sécurité et la qualité des transports en commun à Kinshasa. Les agents rappellent aux chauffeurs de respecter les règles et les tarifs fixés par les autorités compétentes.
La fourrière est un endroit où les autorités déposent les véhicules qui ont été saisis pour des infractions au code de la route ou pour non-respect des règles de stationnement. À Kinshasa, la fourrière est souvent gérée par la police nationale ou les autorités municipales. ACP/JF

