Kinshasa : un corps sans vie retrouvé dans un centre de santé à Kimbanseke

Kinshasa, 09 février 2026 (ACP).- Un corps sans vie a été retrouvé dans un centre de santé dénommé « Elonga », situé dans le quartier 17 Mai, à Kimbanseke, une commune de l’Est de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, a constaté lundi l’ACP.

«Le chef de rue +Révolution+ nous a appelés pour nous informer de la présence du corps sans vie d’une femme d’environ trente ans dans ce centre de santé. Malheureusement, le responsable du centre avait déjà pris fuite au moment de notre arrivée», a déclaré Ferdinand Mbulu, chef du quartier 17 Mai.

Il a indiqué que la cause du décès n’était pas encore connue, tout en évoquant l’hypothèse d’un avortement clandestin.
«D’après les premiers constats effectués avec la police de proximité, il pourrait s’agir d’un cas d’avortement forcé ayant entraîné la mort de la victime, ce qui expliquerait la fuite des responsables», a ajouté M. Mbulu.

Selon les témoignages recueillis auprès de la population riveraine, la victime aurait été hospitalisée dans ce centre de santé depuis plusieurs jours.

«Le matin, les habitants ont constaté l’absence de tout le personnel du centre. En vérifiant à l’intérieur, ils ont découvert le corps de la dame étendu sans assistance, ce qui les a poussés à informer le chef de rue», a poursuivi le chef du quartier.

Déplorant cette situation, M. Mbulu a précisé que l’identité de la victime demeure inconnue. «Nous ne connaissons ni son identité, ni son origine, ni les causes exactes de sa mort. Nous avons immédiatement informé le procureur, qui a autorisé la levée du corps afin de l’acheminer à la commune, avant son transfert à la morgue, en attendant les enquêtes», a-t-il expliqué.

Le chef du quartier a, par ailleurs, indiqué que le propriétaire de la parcelle abritant le centre de santé pourrait fournir des informations utiles sur les responsables en fuite, tout en lançant un appel à la prudence à l’endroit des femmes.

«Nous conseillons aux femmes d’éviter les centres de santé non crédibles. Le risque est grand, comme on le voit ici, où une personne peut mourir et être enterrée sans que sa famille ne soit informée», a-t-il averti. ACP/JF

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