Kinshasa, 1er février 2026 (ACP).- Des moyens pour renforcer la sensibilisation des chauffeurs au contrôle technique à Kinshasa, en République démocratique du Congo, ont été sollicités auprès de l’État congolais, lors d’un entretien accordé dimanche à l’ACP par le président national de l’Association des chauffeurs du Congo (Acco).
« L’État doit mettre des moyens à notre disposition afin que nous puissions renforcer la sensibilisation des conducteurs pour que ces derniers puissent s’imprégner des décisions de l’autorité et qu’il puisse se mettre au pas », a déclaré Henry Lisumbu, président national de l’Association des chauffeurs du Congo (Acco).
« Nous sollicitons de l’Etat à travers le vice-Premier ministre, ministre des Transports, pour qu’il puisse libérer les moyens nécessaires afin de permettre à notre structure d’utiliser les médias pour informer et encadrer efficacement les chauffeurs, car les médias nécessitent des moyens », a-t-il ajouté.
A son avis, la reprise des contrôles routiers ne saurait à elle seule modifier les manières des chauffeurs en ce qui concerne la sécurité routière. « Lorsque l’autorité prend une décision, l’ACCO doit la faire connaître aux chauffeurs parce que ceci est bien sûr notre rôle de sensibiliser », a-t-il dit.
M. Lisumbu a, par ailleurs, reconnu que « la majorité des chauffeurs de la capitale ne disposent pas de documents exigés, notamment le permis de conduire et le certificat de contrôle technique ».
D’où la nécessité, a-t-il poursuivi, de les sensibiliser à l’importance de ces documents en vue de réduire les conflits récurrents entre chauffeurs et agents de contrôle en mission dans la capitale et assurer le respect du code de la route et des documents de bord.
Pour améliorer la sécurité routière, il faut d’abord « apprendre aux chauffeurs à connaître le code de la route et doter les routes de signalisation horizontale et verticale. La route doit parler », a-t-il fait savoir.
M. Lisumbu a également fait remarquer que « l’insuffisance des centres de délivrance et de contrôle face à un parc automobile estimé à près d’un million de véhicules constitue également une difficulté majeure pour l’octroi des permis des conduire ». ACP/C.L.

