Kinshasa: des stratégies concrètes pour lutter contre l’insécurité, objet d’une réunion à Matete

Kinshasa, 9 janvier 2026 (ACP).- Des stratégies concrètes pour lutter contre l’insécurité à Matete, une commune du centre de Kinshasa, en République démocratique du Congo, ont fait l’objet d’une réunion vendredi, entre l’autorité municipale, la police, le service de l’Agence nationale de renseignements (ANR) et les autorités locales.

«Notre réunion de sécurité élargie d’aujourd’hui a réuni les chefs de rues, les chefs de quartiers, la police, les services de l’ANR ainsi que les autorités municipales. Cette rencontre avait pour objectif principal de réfléchir à des stratégies concrètes pour lutter contre l’insécurité croissante dans la commune et renforcer les efforts d’assainissement dans les différents quartiers de Matete», a déclaré Jules Mukumbi, bourgmestre de la commune de Matete.

«Parmi les mesures adoptées figure la mise en place des brigades d’assainissement, d’hygiène et de lutte contre la nuisance sonore. Ces brigades visent à encadrer les jeunes de la commune dans des activités utiles à la communauté», a-t-il ajouté.

Il a insisté sur la nécessité d’une collaboration étroite entre les chefs de rues et ceux des quartiers. «L’union entre les responsables de proximité est essentielle. S’ils travaillent main dans la main, des résultats concrets seront visibles sur le terrain», a-t-il affirmé.

M. Mukumbi a, par ailleurs, rappelé l’importance du « Salongo hebdomadaire ». Selon lui, si chaque samedi, les habitants participent activement au Salongo, la commune restera propre.

Il a appelé ainsi,  les familles à dénoncer les cas de délinquance, car « les « +Kuluna+ sont souvent leurs propres enfants».

De son côté, Paulin Madiawu, chef de l’ANR/Matete, a  précisé que le phénomène « Kuluna » reste particulièrement enraciné dans les quartiers Bateke, Kunda et Kinsaku. « Ce sont des zones où l’on observe une forte concentration de jeunes impliqués dans des actes de délinquance. Cela nécessite une vigilance accrue et une action renforcée de la part des autorités locales, des chefs de quartiers et surtout des familles elles-mêmes», a-t-il conclu. ACP/C.L

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