Kinshasa, 17 février 2026 (ACP).- La formation «obligatoire» au code de la route pour les conducteurs de motos-taxis œuvrant à Kinshasa, en République démocratique du Congo, a été sollicitée auprès des autorités compétentes lors d’un entretien accordé mardi à l’ACP, par le président des motocyclistes de la capitale congolaise.
«Nous l’avons dit aux autorités à maintes reprises: les conducteurs de motos-taxis devraient d’abord passer par une formation de sensibilisation au code de la route avant toute délivrance de permis. Il faudrait former les motocyclistes et sanctionner cette formation par un brevet avant de leur accorder le permis», a déclaré Jean-Marie Kasongo, président des motocyclistes de Kinshasa.
Il a fustigé le fait que les permis de conduire sont en train d’être délivrés sans véritable soubassement technique avant de solliciter également l’attention des autorités compétentes face aux revendications des responsables du secteur.
«Les motocyclistes connaissent déjà les documents requis et sont mobilisés pour s’en procurer. Pour le moment, la taxe de numérotation semble être la principale exigence en cours. Lorsqu’un conducteur dispose de cette taxe et du permis de conduire, cela paraît suffisant. Quant aux autres dispositions évoquées, je ne dispose pas encore de précisions», a-t-il dit.
À Kinshasa, les motos-taxis communément appelées «Wewa» se sont imposées comme une alternative face aux embouteillages et à l’insuffisance du transport public.
Le lundi 16 février 2026, le gouvernement provincial de Kinshasa avait annoncé la suspension «immédiate» de toutes les opérations spécifiques actuellement menées à l’endroit des motocyclistes de la ville de Kinshasa.
«Le Gouvernement provincial annonce la suspension immédiate de toutes les opérations spécifiques actuellement menées à l’endroit des motocyclistes, notamment: Les opérations d’identification, autocollants numérotation; les contrôles sectoriels isolés; toute autre opération associée ou liée exclusivement aux motocyclistes en dehors des opérations traditionnelles dévolues à la Division Urbaine des Transports», avait écrit Jésus Noël Sheke, ministre provincial de tutelle. ACP/ODM

