Kinshasa, 30 septembre 2025 (ACP).– L’accès à l’information est un pilier fondamental des droits humains, a indiqué Henri-Christin Longendja, secrétaire exécutif d’une ONG dénommée «Collectif 24», lors d’une table ronde organisée, mardi, à Kinshasa, en République démocratique du Congo, en marge de la journée internationale de l’accès universel à l’information.
«L’accès à l’information est un pilier fondamental des droits humains et de la résilience environnementale. Lorsque les citoyens sont informés, les gouvernements fonctionnent mieux. Lorsque l’information circule librement, les sociétés prospèrent », a déclaré Henri-Christin Longendja, secrétaire exécutif du «Collectif 24».
«Cette journée constitue une opportunité pour tous les acteurs citoyens, institutions, médias, organisations (…). Cela vise à autonomiser les individus, encourager des décisions éclairées, stimuler l’innovation et promouvoir l’inclusion sociale», a-t-il indiqué.
Pour cet activiste de la société civile congolaise, l’ascension de la technologie met le citoyen devant une grande responsabilité face à l’information mise à sa disposition.
«L’accès à l’information à l’ère du numérique est le thème retenu pour la commémoration de cette année. Et, +garantir l’accès à l’information environnementale à l’ère du numérique +, a permis de mettre en lumière l’urgence liée aux catastrophes naturelles. Je prends l’exemple des inondations récentes en RDC, où l’absence de communication préalable par les autorités, notamment Météo-RDC, a pu coûter des vies» a-t-il ajouté.
Le secrétaire exécutif du Collectif 24 a souligné l’importance de ce droit fondamental dans un monde de plus en plus numérisé, tout en pointant les défis persistants auxquels la RDC est confrontée dans ce domaine.
«Alors que l’accès à l’information est un pilier de la démocratie, le Collectif 24 déplore l’absence d’une loi (…) en RDC. Nous soulignons que la RDC fait partie des pays africains où seulement 15 % de la population bénéficie de la protection de telles lois, contre 90 % à l’échelle mondiale. Pour le Collectif 24, l’adoption d’une législation est essentielle pour combler les lacunes, notamment face aux perturbations climatiques actuelles», a fait savoir Henri-Christin Logendja.
«J‘ai insisté également sur le double tranchant de la révolution numérique. Si elle offre une opportunité de transparence, elle facilite aussi la propagation de la désinformation et de la mesinformation», a-t-il poursuivi.
Cette table ronde avait pour objectif global de promouvoir un accès inclusif, équitable et numérique à l’information environnementale en RDC. Cet événement s’est tenu dans le cadre du projet « Renforcement de la transparence et des télécommunications pour le redéploiement, avec le soutien de la National Endowment for Democracy (NED) », une fondation américaine engagée dans la promotion des institutions démocratiques.
M. Longendja a rappelé que s l’ONU a officiellement proclamé le 28 septembre journée internationale de l’accès universel à l’information en 2019. Cette date tire ses origines d’une initiative citoyenne lancée en 2002 sous l’appellation « Journée mondiale du droit de savoir ». Et, l’UNESCO a ensuite institutionnalisé cette journée en 2015. ACP/ODM

