Kinshasa : le gouvernement provincial envisage de créer des zones de transit des sinistrés

Kinshasa, 30 avril 2026 (ACP).- Le gouvernement provincial de la ville de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, a envisagé de créer de « véritables » zones de transit destinées aux sinistrés, lors d’une plénière tenue mercredi à l’Assemblée provinciale de la capitale congolaise.

«Nous envisageons désormais la création de véritables zones de transit, spécialement dédiées à ce type de situation, afin qu’à l’avenir nous puissions mieux gérer ces crises et nous en sortir efficacement », a déclaré Jeannot Canon La Rose, ministre provincial de l’Intérieur, en réponse à une question d’actualité relative aux violences meurtrières et actes de vandalisme survenus à l’hôpital général de référence de Kinkole, initiée par le député provincial Olivier Niangi.

« Malheureusement, l’incident du 15 avril est survenu. Nous y travaillons activement et je peux vous assurer que, dans les prochains jours, cela ne se reproduira plus. Pour information, cet événement nous a amené à une réflexion approfondie au niveau de la ville », a-t-il ajouté.

« Par expérience, il nous est déjà arrivé de gérer une situation similaire avec les sinistrés de Ndanu. Nous avions alors travaillé avec le centre de Kinkole », a-t-il poursuivi, avant d’affirmer qu’il n’existe « malheureusement aucun endroit pouvant servir de centre de transit pour les sinistrés de Pakajuma ».

C’est ainsi que, a expliqué le ministre provincial de l’intérieur, l’expérience a conduit les autorités à réutiliser ce même centre de santé comme sites de transit. Car il était déjà aménagé avec des tentes pouvant contenir plus de dix mille (10 000) personnes. 

« Mais, croyez-moi, ce n’était pas le seul centre », a-t-il dit, avant de signaler l’existence d’autres sites d’accueil à Maluku, où certains sinistrés sont déjà installés.

A l’en croire, « il s’agissait essentiellement d’un problème purement sécuritaire » et des « dispositions nécessaires » avaient été prises avec le déploiement des camions de police et des militaires pour assurer le transfert de « ces compatriotes ».

ACP/JF

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