Godé Atshwel, bourgmestre de Kisenso devant la population du quartier Ngomba
Kinshasa, 15 avril 2026 (ACP). – Les habitantsdu quartier Ngomba, à Kisenso, une commune du centre de Kinshasa, en République démocratique du Congo, ont été sensibilisés mercredi par l’autorité municipale à la nécessité de s’acquitter de l’Impôt Personnel Minimum (IPM), lors d’une descente de terrain.
« Dans le cadre de ma mission de sensibilisation citoyenne, j’ai mené une descente de terrain dans le quartier Ngomba afin d’informer la population sur la nécessité de s’acquitter de l’Impôt Personnel Minimum (IPM). Cet impôt s’élève à 5.000 FC, auxquels s’ajoute 1 dollar pour le timbre fiscal », a déclaré Godé Atshwel, bourgmestre de Kisenso.
Il a indiqué que cette obligation ne concerne pas uniquement les habitants de la commune de Kisenso, mais s’étend à l’ensemble de la province de Kinshasa. Toute personne âgée de 18 ans et plus est tenue de s’y conformer.
« À partir du mois de mai, des opérations de contrôle seront effectuées par les services compétents, notamment la police. Toute personne ne disposant pas de preuves de paiement de cet impôt s’expose à des sanctions pouvant aller jusqu’à l’arrestation », a-t-il ajouté.
Selon lui, l’IPM constitue une obligation légale et non une simple taxe facultative. « Le paiement s’effectue auprès des chefs de quartiers, qui disposent déjà tous les documents nécessaires. Après collecte, ces derniers transmettent les dossiers à la commune, où le timbre fiscal est apposé avant leur restitution aux contribuables », a poursuivi M. Atshwel.
Il a également « fortement » recommandé de plastifier les documents afin d’en assurer la conservation.
Par ailleurs, M. Atshwel a fait savoir qu’à partir du mois de juin, toute personne ne s’étant pas acquittée de cet impôt ne pourra plus bénéficier de certains services de l’État.
« Ce document sera notamment exigé pour l’obtention d’un passeport, d’une attestation de naissance, ainsi que lors des contrôles routiers », a-t-il précisé.
Selon M. Atshwel, cette descente de terrain, très remarquée, a également permis aux habitants d’exprimer les difficultés auxquelles ils font face au quotidien, notamment en matière de sécurité et de conditions de vie.
« Face à une population engagée et attentive, j’ai pris le temps de répondre aux préoccupations soulevées, dans un esprit d’écoute, de proximité et de responsabilité. Cette démarche a contribué à renforcer le lien de confiance entre l’administration communale et les administrés », a-t-il conclu.
ACP/C.L.

