(Bourgmestre de Mont-Ngafula)
Séverin Lumbu, bourgmestre de Mont-Ngafula
Kinshasa, 15 avril 2026 (ACP).- Le taux de criminalité dans la commune de Mont-Ngafula, située dans l’ouest de Kinshasa, en République démocratique du Congo, a enregistré une baisse de 80 %, a indiqué mercredi le bourgmestre de cette municipalité lors d’une interview accordée à l’ACP.
« Depuis le début des arrestations, le taux de criminalité a connu une baisse estimée à 80 %. Ce pourcentage restant correspond désormais à des cas isolés, et non plus à une insécurité généralisée », a déclaré Séverin Lumbu, bourgmestre de Mont-Ngafula.
Selon lui, la situation sécuritaire s’est nettement améliorée dans plusieurs quartiers, notamment Tshibanda, Plateau, Kimvula, Mitendi et Kimbwala. « Sur une estimation de dix incidents auparavant, on n’enregistre aujourd’hui qu’environ un cas par semaine. Le quartier de Kimwenza, autrefois considéré comme un foyer d’insécurité, ne présente plus le même niveau de risque », a-t-il précisé.
Le bourgmestre a également souligné que ces avancées résultent, non seulement des interventions des forces de l’ordre, mais aussi de la collaboration accrue de la population.
« De plus en plus, ce sont les habitants eux-mêmes qui participent activement en identifiant et en dénonçant les malfaiteurs auprès des services compétents », a-t-il affirmé.
Par ailleurs, M. Lumbu a fait savoir que les forces de sécurité, notamment les Forces armées de la République démocratique du Congo (Fardc) et la Police nationale congolaise (PNC), mènent des opérations conjointes ciblées dans les zones sensibles.
Pour lui, ces interventions ont permis de démanteler plusieurs réseaux criminels et de réduire sensiblement les actes de banditisme urbain dans plusieurs quartiers. « Ces derniers temps, les habitants de Mont-Ngafula vivent dans un climat de calme », a-t-il dit.
M. Lumbu a signalé que c’est dans ce contexte, une audience foraine a été organisée dans sa municipalité, impliquant 72 présumés criminels arrêtés entre décembre 2025 et février 2026 pour des faits qualifiés notamment de terrorisme.
« Le procès a débuté le 11 mars 2026 sur le terrain de l’église Sainte Rita, au quartier Matadi Mayo, sur l’avenue Pumbu. Sous mon initiative, les moyens nécessaires ont été mobilisés pour assurer le bon déroulement de cette audience », a expliqué le bourgmestre, ajoutant que les audiences ont duré un mois et trois jours, de l’instruction jusqu’aux plaidoiries.
« Le verdict a été rendu le mardi 14 avril 2026 par la Cour militaire de la garnison de Ngaliema. Toutefois, pour des raisons de sécurité, l’audience de prononcé a été délocalisée au commissariat urbain, communément appelé +5ème bureau+ », a-t-il dit.
Après délibération par la Cour, 5 prévenus mineurs ont été renvoyés devant le tribunal pour enfants ; 17 prévenus ont été acquittés ; 5 prévenus ont été condamnés à la peine de mort pour meurtre ; 7 prévenus ont écopé de 3 ans de servitude pénale ; 2 prévenus ont été condamnés à 10 ans de prison ; 36 autres ont été condamnés à 20 ans de servitude pénale.
« Enfin, le tribunal a accordé aux condamnés un délai de cinq jours pour interjeter appel, afin d’être rejugés en seconde instance », a conclu l’autorité municipale.
ACP/C.L.

