Kinshasa, 23 août 2026 (ACP).- Un appel à investir dans la jeunesse de la République démocratique du Congo (RDC), a été lancé dimanche, aux autorités congolaises, lors de la journée internationale du souvenir de la traite négrière et son abolition célébrée à Kinshasa.
« Le 23 août 2026 ne doit donc pas être seulement une journée de commémoration. Elle doit être une journée de réveil. Nous devons investir dans notre jeunesse pour qu’elle devienne l’actrice de notre renaissance », a déclaré Godefroid Kalubi, fondateur des insoumis du Congo , une structure dédiée à la lutte contre la corruption, le néocolonialisme, les inégalités sociales et l’injustice sur les professionnels de santé.
« Nous devons connaitre notre histoire pour ne plus subir son effacement. Nous devons préserver notre culture pour ne plus perdre notre identité. Nous devons valoriser nos savoirs pour mieux les confronter à la science », a-t-il dit.
Selon lui, les jeunes doivent très bien réfléchir sur ce qu’a été « l’homme noir », le traitement qu’il a subi pendant les différentes époques. « De Kunta kinte à Bakandja, de nos traditions à nos laboratoires, une même exigence demeure : ne jamais abandonner notre dignité (…) nous portons cette conviction, la mémoire doit produire la conscience , la conscience doit produire souveraineté , la souveraineté doit produire le développement et le développement doit produire la dignité » , a-t-il insisté .
M. Kalubi a fait savoir que dans les environnements hostiles, nos communautés avaient développé des savoirs médicaux, des pratiques de prévention et des connaissances sur les plantes, les aliments et l’environnement. Ces connaissances font parties de notre patrimoine. Nous devons les préserver, les documenter, les enseigner et les transmettre. Mais surtout, nous devons les confronter à la science.
« Les Insoumis du Congo rendent hommage aux millions d’Africains arrachés à leur terre, déportés, exploités et réduits au silence, également à celles et ceux qui, sur notre continent, ont résisté à l’humiliation et à la dépossession dont la République Démocratique du Congo porte cette mémoire », a expliqué le fondateur des insoumis du Congo.
Selon Dr. Kalubi, la souveraineté ne signifie pas refuser la médecine moderne. Elle signifie être capable de faire dialoguer la science moderne avec les connaissances héritées de nos peuples, de nos ancêtres dans le respect de la preuve scientifique, de la sécurité des patients et de la dignité humaine.
La journée internationale du souvenir de la traite négrière et son abolition est célébrée le 23 août de chaque année avec objectif de lutter contre le racisme et les discriminations actuelles, afin d’encourager la transmission des savoirs historiques et promouvoir le dialogue interculturel. ACP/BAL

