Kinshasa : un appel à l’approbation de l’intelligence artificielle lancé à la jeunesse congolaise


Kinshasa, 30 août 2026 (ACP).-
Un appel à l’appropriation de l’intelligence artificielle a été lancé, dimanche, à la jeunesse congolaise, lors d’une conférence nationale des jeunes organisée dans la commune de Lingwala, dans le nord de ville de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC).

« La jeunesse congolaise ne peut pas rester spectatrice de la transformation liée à l’intelligence artificielle. Nous devons nous approprier ces outils pour entreprendre et surtout les mettre au service de notre réalité », a déclaré Naomie Nzeba, coordinatrice de l’Association congolaise pour l’environnement.

Selon elle, malgré les différences liées aux provinces d’origine, aux parcours et aux visions, la jeunesse congolaise reste unie par une préoccupation commune : l’avenir de la République démocratique du Congo.

« Nous pouvons avoir des parcours différents et parfois même des visions différentes, mais nous sommes tous concernés par l’avenir de notre pays », a affirmé Mme Nzeba.

Elle a, par ailleurs, invité les jeunes à réfléchir sur leur rôle face aux défis de leur époque. « Quelle jeunesse voulons-nous être face aux défis de notre époque ? Une jeunesse qui attend des solutions venues d’ailleurs ou une jeunesse qui développe ses compétences, entreprend, innove et participe activement au développement de son pays ? », s’est interrogée Mme Nzeba.
Dans un monde où l’intelligence artificielle transforme profondément les sociétés, elle a souligné la nécessité pour les jeunes de tirer profit de ces nouvelles technologies.

« Notre manière d’apprendre, de travailler, d’entreprendre et même de communiquer doit contribuer positivement au changement de notre jeunesse, mais aussi nous responsabiliser dans la construction de notre avenir », a-t-elle conclu.

Par ailleurs, les jeunes ont été encouragés à s’intéresser davantage à la politique et à participer activement à la gestion de leur pays.

« J’encourage les jeunes à s’engager en politique, car si, sous d’autres cieux, la politique peut ne pas être une obligation, dans notre pays, nous sommes tous appelés à nous y intéresser », a soutenu de son côté Bernard Kayemba, député national honoraire.

Partageant son expérience, il a rappelé avoir été élu député à l’âge de 36 ans en 2018. « J’aimerais conscientiser les jeunes sur le fait que rien n’est impossible lorsque nous avons de la détermination et de la confiance en nous », a dit M. Kayemba.

« Dans un pays où l’emploi est difficile, il faut avoir un plan A et un plan B. Lorsque vous terminez vos études, au lieu de déposer des demandes d’emploi par-ci par-là, il faut également être actif au sein d’une association afin de développer son réseautage », a-t-il fait savoir, avant d’appeler les jeunes à cultiver la discipline et la persévérance.

« Nous, les jeunes, devons travailler dans la discipline. Il est possible d’accéder à de hautes fonctions », a conclu M. Kayemba.

La cérémonie a été sanctionnée par la remise de brevets aux participants désignés ambassadeurs de la paix.

ACP/Bang./Nda.

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