La sacralité de la vie humaine au menu d’une conférence citoyenne à Kinshasa

‎ ‎Kinshasa, 13 décembre 2025 (ACP).- La sacralité de la vie humaine a été au menu d’une conférence citoyenne animée, vendredi, par les experts et responsables religieux de l’Église du Christ au Congo (ECC) dans la commune de Gombe, située dans le nord de Kinshasa, en République démocratique du Congo. ‎ ‎

« Dieu se révèle comme l’auteur, la source et le protecteur de toute vie, voilà pourquoi la sacralité de la vie humaine ne peut jamais être négociée. Préserver la vie, ce n’est pas seulement protéger un principe juridique, c’est préserver ce qui donne sens, équilibre et dignité à toute existence humaine », a déclaré le pasteur Éric Nsenga, secrétaire général de la Commission justice, paix et sauvegarde de la création de l’ECC.

« Une société devient riche lorsque ses membres acceptent de confronter leurs opinions pour construire ensemble des vérités collectives. La Constitution trouve son âme dans la consécration des libertés et des droits fondamentaux, car c’est là que se dévoile la dignité de chaque citoyen », a-t-il ajouté.

Le prédicateur a conclu en soulignant que « une société se fragilise lorsque la valeur sacrée de la vie disparaît ; c’est pourquoi nous devons bâtir une communauté qui protège la vie et le sens de la vie, dans le respect et l’amour ».

De son côté, le professeur Kodjo Ndukuma, avocat au barreau de Kinshasa/Matete, a rappelé que « de la sacralité de la vie à la peine de mort, nos sociétés sont face à une question essentielle : comment protéger la vie tout en respectant la complexité humaine ? ».

« L’homme ne découvre pleinement sa liberté que lorsque la société traverse la crise : c’est là que se révèle la vraie valeur de la vie et des droits fondamentaux », a-t-il ajouté avant de souligner que « détruire l’environnement, c’est détruire la vie d’autrui : la protection de la nature est un principe vital et non un simple choix politique ».

Il a également  affirmé que « la quatrième génération des libertés nous pousse à repenser l’identité, la dignité et la manière dont la loi reconnaît chaque être humain ». Abordant le sujet de l’avortement, l’orateur a conclu que « le débat montre combien la frontière entre le droit, la science et la conscience morale reste l’un des enjeux les plus sensibles de notre temps ».

ACP/UKB

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