200.000 USD de dommages et intérêts réclamés à une société pour licenciement abusif

Kinshasa, 06 août 2026 (ACP).- Deux-cent mille (200.000) dollars américains (USD) de dommages et intérêts ont été réclamés, jeudi, à la société Zu-Shou, pour licenciement abusif de son ex-travailleur Mimbo Mbuta, lors d’une audience devant le tribunal du travail de Matete, dans le centre de Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC).

 « Par ces motifs, qu’il plaise au tribunal de dire recevable et fondée la présente action; constater l’accident du travail; dire qu’il y a eu rupture abusive du contrat de travail; condamner la société au paiement de 200.000 USD à titre de dommages et intérêts, payables en monnaie locale », a plaidé la partie demanderesse.

Et de poursuivre: « Condamner la société au paiement du décompte final, des arriérés de 79 mois de salaire, et ordonner une expertise médicale aux frais de la défenderesse afin d’évaluer l’incapacité définitive de notre client (…) ».

Dans l’exposé des faits, la partie demanderesse a indiqué, qu’en date du 23 septembre 2019, son client était victime d’un accident du travail, ayant causé une fracture de la main.

« Il a été conduit à l’hôpital par l’employeur, où il a subi une première intervention. Au début du mois de décembre, il est retourné à l’hôpital pour une deuxième intervention, mais pendant sa convalescence, notre client s’est vu abandonné par son employeur », a expliqué l’avocat de M. Mimbo Mbuta.

Il a relevé aussi que son client ne percevait plus son salaire, soulignant qu’une troisième intervention était prévue en 2022, mais qu’elle n’avait pas eu lieu, parce qu’il était abandonné par l’employeur.

Il a également souligné que son client a adressé plusieurs réclamations à son employeur, sans avoir une suite favorable.

De son côté, la société Zu-Shou, à travers son avocat, a demandé au tribunal de déclarer cette action irrecevable et non fondée.

« Vous allez déclarer cette action irrecevable et non fondée, en raison du départ volontaire du travailleur », a déclaré la partie défenderesse.

Dans sa narration des faits, la société a fait savoir que le demandeur avait lui-même refusé que les fixateurs lui soient retirés du bras.

 « M. Mimbo a exigé que l’employeur lui remette de l’argent avant de poursuivre le traitement. Ce monsieur a quitté l’hôpital de son propre gré et ne s’est plus présenté à la société de décembre 2019 jusqu’en septembre 2025 », a martelé la partie défenderesse.

Et de soutenir: « Il n’existe aucun document attestant son licenciement par l’employeur, lui qui était parti volontairement, pour ne jamais se présenter à l’entreprise pendant six ans ».

Prenant la parole à son tour, le magistrat du parquet a demandé que le dossier lui soit communiqué afin de rendre son avis par écrit.

 « Le tribunal fait droit à la demande du ministère public, et communique le dossier pour son avis écrit », a déclaré Jean-Paul Lobanga, juge président de la composition. ACP/Bi/ Ba

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