Commission des droits humains-société civile : option levée pour « un cadre de concertation permanent »

Kinshasa, 20 septembre 2026 (ACP).- L’option a été levée pour un cadre de concertation permanent entre la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) de la République démocratique du Congo (RDC) et les organisations de la société civile après leurs assises de deux jours tenues à Kinshasa, selon une note consultée dimanche par l’ACP.

« Les organisations de la société civile, à travers leurs représentants, ont émis le vœu de voir les concertations avec la CNDH-RDC être organisées régulièrement, soit au moins une fois chaque semestre. Une proposition qui a été bien reçue par les responsables de la CNDH, notamment le président Paul Nsapu. Ce qui a été d’ailleurs l’objectif des concertations entre ces deux structures du 18 au 19 septembre 2026 à Kinshasa », a-t-on lu dans cette note de la cellule de communication.

Lors de la seconde journée des concertations, les représentants de la composante de la défense des droits humains de l’Est de la RDC, en déplacement à Kinshasa suite à la guerre, ont relevé les raisons qui motivent la mise en place d’un cadre de concertation entre ces deux structures, notamment l’implication de la CNDH dans les démarches pour leur prise en charge par le gouvernement et les organisations internationales disposant de fonds de protection, face aux difficultés qu’ils endurent notamment dans la capitale.

« Nous, défenseurs des droits humains de la partie orientale, plaidons pour la création d’une Commission humanitaire au sein de la CNDH-RDC, qui permettra de faire des états d’urgence des activistes. Nous sollicitons qu’on mette aussi en place une Commission justice et paix pour un accompagnement psycho-social notamment des activistes qui souffrent pour le moment à Kinshasa, après avoir fui l’Est du pays », a dit Jospin Baluge Safari, défenseur des droits humains (DDH) du Nord-Kivu, à Paul Nsapu, président de la CNDH-RDC.

Mais auparavant, le président Paul Nsapu a expliqué à ces organisations et DDH de l’Est du pays l’objectif de ces concertations qui ont eu entre autres objectifs d’améliorer la collaboration entre ces structures et préparer la Conférence nationale sur les droits de l’homme prévue le jeudi 24 septembre prochain.

Des difficultés financières relevées à la CNDH

Le président de la CNDH-RDC a relevé aussi que son institution, qui émane de la société civile dans ses différentes thématiques, a connu de nombreuses difficultés notamment financières. Ce qui fait, selon M. Nsapu, que la mise en place d’un cadre d’échange permanent traine pour être appliquée. Il a également fait savoir qu’il est très difficile pour la CNDH de faire, à elle seule, le travail de monitoring pour l’ensemble du pays. C’est pourquoi, il a insisté sur le fait que son institution a toujours besoin des organisations de la société civile pour mener à bien sa double mission de promotion et de protection des droits humains dans le pays.

Ainsi, tour à tour des défenseurs des droits humains de l’Est en déplacement à Kinshasa ont profité de l’occasion pour présenter à la CNDH leurs difficultés et formuler quelques propositions, notamment la prise en charge des activistes de la partie orientale « qui sont en train de passer des moments de précarité, sans assistance à Kinshasa, à Bujumbura au Burundi, et plusieurs pays voisins dans la partie orientale ».

Me Joëlle Mbamba, vice-présidente de la CNDH, qui a aussi, à son tour, expliqué l’importance de ces concertations, a invité les organisations de la société civile à préparer leurs dossiers, contenant leurs préoccupations, pour les présenter à la Conférence nationale des droits humains.

ACP/Kaz.

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