Kinshasa, 18 décembre 2025 (ACP).- Les réfugiés de la République démocratique du Congo (RDC) au Burundi, qui ont fui l’agression rwandaise dans l’Est du pays, ont bénéficié de l’assistance du gouvernement par le biais d’un établissement public de réparation des victimes, selon son compte X consulté, jeudi, par l’ACP.« Nous continuerons à plaider pour plus de fonds en faveur des réfugiés congolais ici, au Burundi. Qu’ils bénéficient, une fois de plus, de l’assistance du gouvernement congolais », a-t-on lu dans ce compte X du Fonds national des réparations des victimes de violences sexuelles liées aux conflits et des victimes des crimes contre la paix et la sécurité de l’humanité (FONAREV).
Selon cette source, les responsables de cet établissement public se sont dit satisfaits du travail qu’ils sont en train de faire, vu son impact visible sur les communautés bénéficiaires, qui autrefois, vivaient dans la vulnérabilité extrême. Grâce à ce fonds, selon une fois de plus la source, on est en train maintenant d’atténuer cette vulnérabilité.
« On espère qu’avec le financement que nous avons octroyé au système des Nations-Unies ici au Burundi, notamment au HCR, au PNUD, à l’Unicef, l’OMS et autres, on aura à la fin du projet d’autres résultats », ont relevé ces responsables du Fonarev cités par la même source.
Le Fonarev, à en croire la source, agit aux côtés des réfugiés congolais, contraints à l’exil au Burundi face au chaos semé par l’armée rwandaise et ses supplétifs du M23-AFC.
« Grâce au financement accordé au système des Nations Unies, le Fonarev accompagne les victimes des crimes graves, à travers une prise en charge médicale, psychologique et sociale, affirmant que l’exil n’efface ni les droits ni la dignité », a ajouté la source.
Par ailleurs, Mme Emmanuella Zandi, directrice adjointe du FONAREV, a relevé sa satisfaction, non seulement avec que le financement de son établissement public, mais aussi avec la réaction des partenaires qui ont fait savoir qu’il n’y a plus de décès dans les sites des réfugiés.
Rappelons que le Burundi avait alerté, vendredi dernier, devant le Conseil de sécurité des Nations Unies sur la situation humanitaire dramatique au niveau de ses frontières.
« Des milliers de réfugiés congolais venus des communes de Gatumba et de Chibitoke, plus précisément des femmes et enfants demeurent les principales victimes d’un conflit qui leur ont été imposés », a déclaré l’ambassadeur de ce pays voisin aux Nations unies.
C’est ainsi qu’il a demandé “une assistance humanitaire d’urgence” et a dénoncé “le manque criant de moyens des agences onusiennes” face à l’afflux massif des déplacés.
ACP/C.L.

