Aucun contexte ne justifie la violation des droits humains, particulièrement la liberté d’expression  » (Commission nationale des droits de l’homme-RDC)

Kinshasa, 28 fév. 2026 (ACP).-  La Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) veille, conformément à son mandat, à ce qu’aucun contexte ne justifie la violation des droits humains, particulièrement la liberté d’expression en République démocratique du Congo (RDC), a relevé son président lors du café politique Uongozi tenu, vendredi, à Kinshasa, à l’initiative d’une organisation.

« En tant que CNDH-RDC, nous veillons, conformément à notre mandat, à ce qu’aucun contexte ne justifie la violation des droits de l’homme, et particulièrement le droit de s’exprimer librement dans le respect des règles établies, sans être inquiété », a déclaré Paul Nsapu, président de cette institution d’appui à la démocratie, alors qu’il est intervenu sur le thème » État des lieux de la liberté d’expression en RDC.

Il a aussi relevé, au cours de ce café politique, initié par la Dynamique des politologues en RDC (Dypol) sous le thème:  » Des espaces qui se rétrécissent ?, état des lieux de la liberté d’expression en RDC », que la liberté d’expression est également restreinte pour des raisons de sécurité nationale, de protection des mouvements militaires et de maintien de l’ordre public.

Et d’ajouter: « La censure, la propagande et le contrôle de l’information sont fréquemment mis en place pour soutenir le moral des troupes et limitent la divulgation des renseignements utiles à l’ennemi ». Le président de la CNDH a surtout martelé que si la liberté d’expression est une valeur fondamentale en démocratie, elle est  » une liberté fragile  » qui s’efface souvent devant les impératifs de sécurité en temps de guerre. Le cas, a-t-il insisté, de la RDC qui fait face à la guerre contre un pays voisin, belliqueux, le Rwanda et ses supplétifs du M23-AFC, dans la partie Est du pays depuis plus de 30 ans.

Auparavant, s’attardant sur l’état des lieux de la liberté d’expression, le président Nsapu est revenu sur le cadre légal qui garantit la liberté d’expression dans le pays.

« La liberté d’expression est instituée par la Déclaration universelle des droits de l’homme, en son article 19; le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, en son article 19, également la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples, en son article 9, et même la Constitution congolais, en son article 24.10 », a-t-il indiqué.

Outre le président de la CNDH-RDC, les autres intervenants ont eu à exposer dans le cadre d’un panel. Il s’agit de Anny Modi, activiste et membre d’une structure des femmes, qui a parlé de la  » Liberté d’expression dans les plateformes numériques « ;  Tuver Tuverekwevyo, journaliste de la RTNC-Goma, installé pour le moment à Kinshasa, pour le besoin de l »insécurité dans l’Est de la RDC, qui, lui, s’est attelé sur la :  » Liberté d’expression et journalisme en temps de guerre ».  ACP/UKB

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