Complot contre Tshisekedi : un ancien condamné à la CPI plaide non coupable

Kinshasa, 1er octobre 2025 (ACP).-  Un prévenu, ancien condamné à la Cour pénale internationale (CPI), a plaidé, mercredi, pour son acquittement, dans l’affaire opposant le parquet général à 40 prévenus présumés auteurs du complot contre Tshisekedi, lors d’une audience de la Haute cour militaire à Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC).

« La Haute cour militaire conclura à l’inefficacité des éléments à sa disposition relevés par l’accusation et dira que le prévenu Matthieu Ngudjolo ne pouvait connaître l’existence de ce prétendu complot », a plaidé Me Rita Bitota, avocat de cet ancien u prévenu Matthieu Ngudjolu.

Et  d’ajouter : « La Haute cour militaire dira en conséquence non établie en fait comme en droit ladite prévention de refus de dénoncer qui accable son client, et va l’en déliera ».

Cette praticienne du droit s’est dit être de l’école qui considère la plaidoirie d’un avocat comme une jupe qui joue deux rôles sur le corps d’une femme. Le premier rôle de la jupe est celui de couvrir le corps et le second, d’attirer, a-t-elle soutenu.

« Dans le cas d’espèce M. le président, nous vous avons dit en long et en large, la non pertinence de tous les éléments de preuves fournis par l’organe accusateur. La partie qui doit vous attirer ici, c’est la conclusion de l’avocat », a renchérit Me Bitota,

Elle a, en outre, soutenu : « Lorsque la haute cour va se retirer, en dépit de tout ce que nous avions démontré, dans votre lieu saint qui est celui du délibéré, pour décider sur le sort de mon client Matthieu Ngudjolo, vous ferez application de la bonne conscience en déclarant notre protégé, innocent ».

Elle a également relevé que le magistrat du parquet a amené son client par devant la cour, parce qu’il a été étiqueté comme étant ex-rebelle, affirmant que dans l’analyse du magistrat du parquet militaire, nulle part  on a démontré que Matthieu Ngudjolo connaissait de près ou de loin l’organisation dudit complot contre le régime en place à Kinshasa.

« Vous direz donc que mon client a droit à la vie, et vous allez l’acquitter. Au bénéfice de tout doute raisonnable, vous direz non établie en fait comme en droit, cette infraction de refus de dénoncer une infraction de la compétence de juridiction militaire commise par un justiciable de la juridiction militaire prévue à l’article 187 mis à sa charge et par conséquent vous allez le renvoyer de toutes fins de poursuite judiciaire sans frais », a conclu Me Rita Bitota.

La Haute cour militaire a pris acte de sa plaidoirie, tout en promettant d’en tenir compte lors de la délibération, a déclaré le général de brigade magistrat Martin Kalala Kapuku, président de la composition.

Notons que dans cette cause, 40 prévenus dont le général de brigade Ericsson Inyengele Bakati de la Garde républicaine et d’autres officiers supérieurs sont jugés pour complot dans le but de renverser par les armes le régime légalement établi, et refus de dénoncer cette infraction. La matérialisation de ce complot a été précédée par l’organisation des différentes réunions, dont la dernière est celle tenue dans un hôtel de la place, dans la commune de Bandalungwa, à Kinshasa.

ACP/UKB

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