Kinshasa, 12 février 2026 (ACP),- Une somme de 3.500 dollars américains (USD) a été exigée, jeudi, pour l’enterrement d’une mineure décédée à la suite d’un avortement criminel, à l’enfant en conflit avec la loi, lors d’une audience au tribunal pour enfants de Kinkole, dans l’Est de Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC).
« Nous sommes devant votre tribunal pour solliciter l’autorisation de l’enterrement du corps de feu Lumière Mafuta. Nous exigeons immédiatement la prise en charge par la partie civilement responsable de l’intégralité de frais des obsèques qui s’élève à 3.500 USD », a déclaré Me Gaston Longombe, avocat de la défunte.
En réaction, Me Raymond Emange, avocat de l’enfant en conflit avec la loi, Mechack Lukasa, auteur de la grossesse, âgé de 15 ans, a affirmé que le tribunal ne peut rien exiger de la partie civilement responsable, tant que sa responsabilité n’est pas encore établie. « Nous ne pouvons pas supporter la charge des frais des obsèques de feu Mafuta, tant que la responsabilité de mon client n’est pas encore établie dans cet avortement. La personne qu’il faut poursuivre, c’est l’infirmier qui l’avait fait avorter », a martelé Me Emange.
Dans son avis, le magistrat du parquet a soutenu que les faits de manquement de viol sur mineure sont établis à charge de l’enfant en conflit avec la loi, Lukasa. « Nous sommes en face de deux préventions, l’infraction d’avortement qui est mise à charge de l’infirmier non autrement identifié et la matérialité de manquement de viol sur mineure qui est établi en fait comme en droit à charge de l’enfant en conflit avec la loi, Lukasa. Pas de confusion possible, qu’il plaise à votre tribunal de faire droit à la demande de la partie victime et de mettre les frais funéraires à charge de la partie civilement responsable ». Le tribunal a pris l’affaire en délibéré pour se prononcer d’abord sur la recevabilité de la demande de la partie victime avant l’instruction au fond.
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