Kinshasa, 12 février 2026 (ACP).- Les trois (3) piliers essentiels d’un État dit »de droit » ont été expliqués par un défenseur des droits humains à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC), lors d’un entretien jeudi avec l’ACP.
« Un État est dit “de droit” lorsqu’il respecte trois piliers essentiels : la primauté du droit, la séparation des pouvoirs et la protection des droits fondamentaux », a déclaré Nathan Mutombo, défenseur des droits humains. Selon lui, c’est un Etat où les lois sont supérieures à la volonté des gouvernants et les décisions sont également prises selon des règles connues, stables et accessibles.
« Cela évite les abus et garantit un équilibre institutionnel », a-t-il martelé. Pour cet activiste des droits de l’Homme, il est aussi un Etat de droit celui qui garantit la protection des droits fondamentaux et des libertés individuelles (expression, presse, religion, propriété, etc.) et dont le citoyen peut contester les décisions injustes devant un juge impartial.
En outre, Me Mutombo a renseigné que l’État de droit désigne un système dans lequel tous les individus et toutes les institutions, y compris l’État lui-même, sont soumis au droit. Et de marteler : « Nul n’est au-dessus de la loi, pas même ceux qui la font ou l’appliquent ». Pour cet activiste des droits de l’Homme, l’État de droit protège les citoyens contre l’injustice, renforce la confiance dans les institutions et garantit l’égalité devant la loi. « Sans État de droit, la loi devient un instrument de domination. Avec lui, elle devient un outil de justice et de liberté », a-t-il conclu.
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