Kinshasa, 13 novembre 2025 (ACP).- La société «Socitrans» a contesté, jeudi, le rapport d’un inspecteur sur le calcul du décompte final d’un travailleur, dans un litige les opposant, devant le tribunal du travail de Matete, dans la commune de Limete, au centre de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC).
« La Socitrans n’a transmis aucun élément à l’inspecteur pouvant lui permettre d’effectuer un travail, parce qu’elle ne reconnaît pas M. Dimbu comme travailleur, comme nous l’avons soutenu lors de la plaidoirie », a déclaré l’avocat de ladite société.
Et de poursuivre: «Le demandeur était plutôt travailleur dans la société Paix mondiale, qui est une société de sous-traitance».
Il a, par ailleurs précisé que la société avait répondu à l’invitation de l’inspecteur du travail, en soutenant que cet inspecteur devait annexer le procès-verbal (PV) de la société dans le rapport transmis au tribunal.
Ainsi, la partie défenderesse a reconduit sa plaidoirie, en demandant au tribunal de dire qu’il y a une mauvaise direction, et que M. Dimbu, demandeur n’est pas qualifié, car la société ne le reconnaît pas comme agent.
La partie demanderesse, prenant la parole, a fait savoir au tribunal que depuis le début, cette société n’a jamais accepté son client comme agent de la société Socitrans.
« La société ne pouvait pas verser quelque chose devant l’inspecteur, d’autant plus que, devant le tribunal, elle n’avait pas reconnu notre client comme travailleur », a plaidé l’avocat de M. Dimbu.
Il a donc reconduit sa plaidoirie, sollicitant du tribunal de confirmer le licenciement et d’ordonner à la société de payer 36 mois (…).
Le magistrat du parquet, à son tour, a demandé au tribunal de dire l’action du demandeur recevable et fondée.
Le tribunal prend l’affaire en délibéré, clôt le débat et rendra son jugement dans le délai de la loi.
M. Dimbu a été travailleur dans la société Socitrans, et détient une carte de ladite société. Il a presté pendant deux ans. C’est en novembre 2024, qu’il a été mis à la porte, sous prétexte d’un licenciement massif au sein de la société.
Après réclamation de son décompte final, l’employeur lui avait dit qu’il n’était pas agent de la société Socitrans, mais plutôt de la société Paix mondiale, qui serait une société de sous-traitance. Il lui a été demandé d’aller réclamer son décompte final auprès de cette société de sous-traitance. ACP/JF

