Détention illégale d’armes, un officier général cité pour comparaître comme renseignant

Kinshasa, 05 septembre 2025 (ACP).- Un officier général des Forces armées de la République démocratique du Congo (Fardc), a été cité, jeudi, pour comparaître à titre de renseignant au procès de l’ancien commandant de la 22ème région militaire, général-major Gihanga Smith, poursuivi pour détention illégale d’armes, lors d’une audience à Kinshasa.

«Nous sollicitons la comparution du général de Brigade Sasa qui, a conduit la délégation de Kinshasa à Lubumbashi pour perquisitionner les deux résidences du prévenu général–major Gihanga Mutara Smith (…), en vue d’éclairer votre religion. Le renseignant va donc à l’audience prochaine, expliquer à votre cour de céans, de quelle manière ces armes ont été saisies», a déclaré le général-major magistrat Blaise Kasongo Ejiba, ministère public.

Dans ses moyens de défense, le prévenu, général-major Gihanga a dit n’avoir ramené aucune arme de la 3ème Zone de défense, son ancienne unité, à la 22ème région militaire, lieu de sa nouvelle affectation, soutenant en ces termes: «les armes trouvées dans ma résidence à Lubumbashi ont été amenées par les militaires commis à ma garde à partir de Beni en passant par Goma».

Il a ajouté que l’avion qui les avait transportées, avait été affrété par le général d’armée Célestin Mbala Musense, ancien chef d’Etat-major général des Fardc, et que la feuille de route avait été signée par feu général-major Peter Chirimwani, ancien gouverneur de la province du Nord-Kivu.

Bien avant, l’organe accusateur avait fait savoir à la Haute cour militaire, se référant aux procès-verbaux d’auditions des différentes autorités militaires, que toutes les autorités entendues avaient nié avoir ordonné au général-major Gihanga Smith de se déplacer avec les armes à sa nouvelle affectation.

«Le prévenu s’est permis individuellement de ramener avec lui, 13 armes, dont un obus de 60 mm, un mortier de 60 mm et une roquette de 40 mm, partant de la 3ème Zone de défense à la 22ème région militaire, sans autorisation de la hiérarchie, monsieur le président», a renchéri le ministère public, avant de conclure que la cargaison n’a jamais été enregistrée à la base de données de l’Etat-major de la 22ème région militaire.

ACP/ODM

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