Gouvernance forestière en RDC: les acteurs recommandent l’application effective des textes

Kinshasa, 22 août 2026 (ACP).- Les acteurs du secteur forestier ont recommandé à l’unanimité l’application effective des textes juridiques et normatifs en la matière, à l’issue des trois jours de l’atelier initié par le secrétariat général à l’Environnement en collaboration avec le Réseau ressources naturelles (RRN), à Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC).

« Les acteurs parties prenantes présents ont reconnu à l’unanimité que la faible application des textes juridiques et normatifs en RDC est effectivement un problème systémique causé par l’action, l’inaction ou les défaillances de plusieurs acteurs clés à tous les niveaux de la République ( national , provincial et local): Acteurs politiques et institutionnels, à administration forestière, acteurs judiciaires, acteurs de la police et des FARDC, secteur privé, société civile et communautés locales et peuples autochtones pygmées », ont-ils relevé à l’issue de trois jours du dialogue multi-acteurs.

Face à ce constat, les participants ont recommandé aux organisateurs de trouver des financements conséquents pouvant leur permettre d’organiser, sous le haut patronage du Président de la République ou de la Première ministre, un dialogue de haut niveau pour une gouvernance forestière responsable regroupant tous ces acteurs.Réagissant au termes de ces assises, nombreux participants ont donné leurs impressions à ce sujet.

M. Frédéric Diengo, directeur général des forêts au ministère de l’Environnement, développement durable et nouvelle économie du climat, s’est dit satisfait des échanges qui ont permis, selon lui, « d’identifier les principaux maux qui gangrènent la gouvernance forestière. Il a annoncé la poursuite du dialogue dans quatre provinces forestières, à savoir la Tshopo, l’Équateur, le Maï-Ndombe et le Kongo Central ».

De son côté, Lievin Mbongo, chef de division unique au Secrétariat général à l’Environnement, a estimé que le dialogue constitue un mécanisme de renforcement de la confiance, particulièrement dans le contexte de la révision du Code forestier.

« Le dialogue est un mécanisme qui renforcer la confiance. Nous sommes en face d’un outil très important qui est le code forestier dont celui en cours a été mis en œuvre avec beaucoup de problèmes.

Maintenant que nous sommes entrés dans le processus de révision de ce code forestier, il faut d’abord créer un climat de confiance pour que lorsque cet instrument va arriver qu’il trouve un terrain favorable pour son application. Que cela ne soit plus comme celui en cours qui suscite beaucoup de difficultés aussi bien au dans l’administration qu’au sein des parties prenantes », a renchéri le chef de division Mbongo.

« C’est pourquoi il a fallu d’abord que l’on se mette d’accord à l’initiative du Réseau ressources naturelles (RRN).

Pour nous c’est une initiative très louable, parce qu’il fallait que nous écoutions d’abord qu’est-ce qui se dit par rapport à ce que nous partie officielle nous sommes censée faire dans le secteur qui est le nôtre celui de l’Environnement et plus précisément dans la gouvernance forestière.

Donc mon impression est une impression de satisfaction, parce que lorsque les gens se mettent autour d’une table, ils crèvent les choses qui mettent en mal le bon fonctionnement des institutions, c’est vraiment louable », a-t-il ajouté.

Pour sa part, Alex Mwanalwata, de l’ANAPAC, a insisté sur le respect des procédures légales dans l’attribution des concessions forestières et l’application des cahiers des charges au bénéfice des communautés.

Enfin, Mme Matabisi Bibi-Rachel, cheffe de bureau au ministère de l’Environnement, a plaidé pour que les conclusions de ces assises soient portées au plus haut niveau de l’État, en vue de mettre fin aux interférences et de promouvoir une gouvernance forestière transparente et bénéfique à la population.

ACP/AG

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