Haut-Katanga : trois magistrats condamnés à trois ans de prison our corruption

Lubumbashi, 27 janvier 2026 (ACP)- Trois magistrats de la Cour d’appel du Tanganyika ont été condamnés à une peine maximum de 36 mois de prison par la Cour d’appel du Haut -Katanga, lors d’une audience foraine à Lubumbashi, dans le sud- est de la République démocratique du Congo( RDC).

« La cour statuant contradictoirement en procédure de flagrance à l’égard des prévenus Hervé Zantoko, Christophe Mbele Raphaël, Asanga et Joseph Kafwimbi.
Le ministère public entendu, dit etabli en fait comme en droit la prévention de corruption mise à charge de tous les prévenus .
Par conséquent,les prévenus (magistrats) Zantoko Mayikila Hervé et Mbele Lalu Christophe sont condamnés à 36 mois de servitude pénale principale tandis que Asanga Kabalo Raphaël est condamné à 15 mois de prison et Kafwimbi Kiwele Joseph est à 24 mois de prison », a prononcé le juge Moïse Amadi, président de la composition.. 

 Il a précisé que ces peines qui sont assorties des amendes, sont accompagnées de l’interdiction du droit de vote, droit d’éligibilité et d’accès aux fonctions publiques et para étatiques.
Rappelons que lors de la de la plaidoirie, Me bienvenu Kalonda, président du collectif d’ avocats de trois magistrats a estimé que ce dossier est vide puisque le magistrat du parquet n’a apporté aucune preuve de corruption et n’a pas non plus prouvé l’entente de corruption entre les trois magistrats et Kafwimbi Kiwele.

« Ce dossier est vide », a plaidé pour sa part Me Alain Kabata, avocat du prévenu Joseph Kafwimbi, présumé corrupteur , soutenant que les
prévenus  magistrats en fonction au moment des faits, sont accusés d’avoir perçu des sommes d’argent indues en contrepartie de décisions judiciaires favorables au prévenu Kafwimbi à la cour d’appel de Kalemie., ce qui n’est pas le cas.

D’après lui, le magistrat du parquet reproche également à ces magistrats d’avoir gravement violé les principes d’indépendance, d’impartialité et d’intégrité qui régissent la fonction judiciaire, mais n’a pas pu démontrer la violation de ces principes.

À l’audience d’ouverture, la Cour a procédé à l’identification des prévenus ainsi qu’à la lecture des chefs d’accusation retenus contre eux. Le ministère public a, pour sa part, soutenu que les faits reprochés sont étayés par des éléments matériels et des témoignages concordants, justifiant l’ouverture de ce procès.

Ce procès, très suivi par l’opinion publique, s’inscrit dans le cadre de la vision du Chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi, qui prône la lutte contre la corruption et  l’assainissement du secteur judiciaire en RDC.
ACP/C.L.

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