Journée du barreau congolais : l’avocat appelé aux formations continues face à l’évolution societale

Kinshasa, 10 juillet 2026(ACP).- L’avocat congolais a été appelé à se former continuellement pour s’adapter à l’évolution de la société, à l’occasion de la célébration des 58 ans du barreau congolais organisé à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo( RDC), sous le thème « L’ avocat face aux défis de l’ heure : formation continue, levier d’adaptation et de performance ».

« Ce thème rappelle que la profession d’avocat traverse une période de profondes mutations, face aux évolutions technologiques, économiques, institutionnelles, bref, sociétales. L’ avocat doit, pour sa survie, s’y adapter. En effet, sa survie repose sur la formation continue, la maîtrise des nouvelles technologies, l’éthique professionnelle et l’engagement tous azimuts en faveur d’un véritable État de droit», a declaré Me André Kibambe, bâtonnier au Barreau de Kinshasa – Gombe.

A cet effet, des sessions d’information ont été organisées , notamment sur l’intelligence artificielle ( IA) et le droit numérique.

«Aujourd’hui, nous avons des PhD, des docteurs à thèse, mais qui sont analphabètes en informatique. Donc, le premier pas pour les avocats, si nous voulons être compétitifs, c’est de nous intéresser à l’outil informatique. » , a fait savoir Me Prospère Ntedika, dans son intervention.

 » L’ordinateur, aujourd’hui, a remplacé les notes, les carnets de notes, les agendas. Aujourd’hui, on doit être en mesure de saisir des textes, de connaître comment faire des présentations en Power Point, comment… même si l’intelligence artificielle, encore et toujours, facilite cela », a-t-il ajouté.

Pour lui, l’avocat doit avoir une connaissance minimale du fonctionnement de l’outil informatique. Et, passé ce palier, c’est la connaissance ou l’information minimum aux outils technologiques.

Me Ntedika a soutenu que la compétitivité impose de composer avec la technologie. « Nous devons commencer par maîtriser l’outil informatique et nous intéresser à ces technologies qui sont disponibles; rechercher celles qui conviennent, que nous pouvons associer à notre travail quotidien, mais encore et toujours les utiliser de façon responsable. Parce qu’à la fin, ce n’est pas l’IA qui va répondre, c’est l’avocat qui va répondre», a-t-il conclu.

Cette journée s’est poursuivie par l’intervention de Célestin Mukeba, directeur général de la Caisse générale d’épargne au Congo (Cadeco), mis en place en 1950, qui a relevé que cette institution financière publique avait un objectif de pouvoir réveiller la population congolaise sur la culture d’épargne.

« Il y a deux choses qui enrichissent les gens: ce n’est pas le salaire, ce n’est pas les honoraires d’emblée, mais c’est deux choses, c’est l’épargne et l’investissement», a- t-il affirmé pour clôturer les journées d’informations à l’occasion de la célébration des 58 ans du barreau de congolais.
ACP/K

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