Kinshasa, 28 mai 2026 (ACP).– La condamnation de HJ hospital au paiement des dommages et intérêts et des décomptes finaux de deux ex-travailleurs a été sollicitée jeudi, lors d’une audience du tribunal du travail de Matete, à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, dans un litige de conflit du travail.
«Dire recevable et fondée la présente action ; Ordonner à HJ Hospital de payer les décomptes finaux des demandeurs Cosmos Osenge et consorts ; Condamner également HJ Hospital pour le premier demandeur qui a travaillé pendant 12 ans au paiement de dommages et intérêts de 100.000$ ; Pour le deuxième demandeur, vous allez condamner HJ au paiement de dommages et intérêts de 80.000$», a plaidé l’avocat des demandeurs.
Dans sa narration des faits, cet avocat a fait savoir que depuis la construction de cet hôpital en 2014, son client Osenge a presté comme travailleur, ajoutant que le deuxième est venu prester comme employé à cet hôpital, lors de son ouverture en 2016.
Ils ont déposé leurs dossiers à l’hôpital, sans signer de contrat de travail et après un moment, ce dernier leur dira que vu leur âge, il ne peut pas les engager(…).
«Les deux demandeurs vont écrire une lettre de démission et l’employeur va l’accepter», a déclaré cet avocat. De son côté, l’avocat de HJ Hospital a soutenu que cet hôpital a commencé en 2016 et non 2014 comme l’ont dit les demandeurs.
«HJ, pendant qu’il construisait, avait lancé une offre à tous ceux qui voulaient l’aider à évacuer les ordures, embellir le lieu… Ce travail n’était pas un travail de tous les jours, c’était un travail spontané. C’était juste des coups de main», a expliqué ce professionnel de droit.
Et d’ajouter : «Ces deux demandeurs n’ont produit aucun contrat de travail, ni un contrat à durée déterminée, encore moins un contrat à durée indéterminée. Nous ne les reconnaissons pas».
Il a poursuivi en disant que les deux demandeurs n’ont pas produit la correspondance attestant que l’hôpital avait accepté leur démission, car ne peut démissionner d’un travail qu’une personne qui a qualité. «La qualité ne se présume pas en matière civile, elle se prouve.
À HJ, il n’y a pas de journaliers, nous travaillons avec les sociétés de sous-traitance», a-t-il martelé.
«Il plaira à votre tribunal de dire cette action irrecevable pour défaut de qualité Dire irrecevable la prescription des droits réclamés (article 217 du code du travail) Dire non fondée la présente action pour l’inexistence du contrat de travail Dire cette action non fondée pour l’inexistence de la démission(…)», a plaidé l’avocat de la défenderesse HJ.
Le tribunal, dans le souci d’éclairer sa religion, a décidé de renvoyer la présente cause à deux semaines afin de faire comparaître les témoins. «Le tribunal renvoie la présente cause au 11 juin 2026 pour les auditions des témoins», a déclaré Doudou Malangwa, juge président de la composition. ACP/

