Kinshasa, 28 mai 2026 (ACP).- L’Université catholique du Congo (UCC) a contesté jeudi, le rapport de la contre-expertise sur le calcul du décompte final d’un ex-travailleur, rédigé par l’inspecteur du travail, lors d’une audience du tribunal du travail de Matete, au centre de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC).
«Nous contestons le rapport de l’inspecteur du travail sur la contre-expertise du calcul du décompte final de l’ex-travailleur Bieto.
Nous contestons le nombre des jours du préavis ainsi que le grade, car il n’a jamais été cadre de collaboration», a plaidé l’avocat de l’ Université catholique du Congo.
Et de poursuivre : «Le préavis était de 46 jours et non 179 jours comme l’a mentionné le rapport de l’inspecteur et que M. Bieto a été engagé au grade de ATT2 et non ATT1
Dans sa réplique, M. Bieto, a confirmé devant le tribunal qu’il était cadre de collaboration(ATT1) et que le rapport de l’inspecteur est concluant, tout en produisant un document attestant ces allégations.
Dans sa contre-réplique, l’avocat de l’UCC a qualifié ce document de fantaisiste, soutenant que sa cliente avait délivré ce document à M. Bieto, dans le but de lui permettre d’avoir un crédit à la banque. «L’UCC l’avait simplement aidé afin qu’il puisse avoir un crédit à la banque, ce document est juste fantaisiste», a renchéri l’avocat de cet alma mater.
Le magistrat du parquet, de son côté, a reconduit son avis en demandant au tribunal de déclarer la demande de M. Bieto recevable et fondée, et que le tribunal puisse lui accorder le bénéfice intégral.
«Dire cette action mue par le demandeur recevable et fondée et lui accorder le bénéfice intégral de son exploit introductif d’instance.
Dire recevable mais non fondé le moyen d’irrecevabilité soulevé par la défenderesse UCC», a déclaré le magistrat du parquet.
«Le tribunal a clos le débat, avant de prendre l’affaire en délibéré pour rendre son jugement dans le délai de la loi», a conclu Doudou Malangwa, juge président de la composition. ACP/

