Kinshasa, 3 juillet 2026 (ACP).- L’acquittement d’un prévenu a été requis par le magistrat du parquet, pour absence de preuves dans un dossier d’occupation illégale, lors d’une audience au tribunal de grande instance de N’Djili, dans l’Est de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo(RDC).
«Il est reproché au prévenu les infractions d’occupation illégale, extorsion de signature et dénonciation calomnieuse, mais après l’étude du dossier, nous avons compris que Gédéon Malangu est co-propriétaire de la parcelle en conflit et il est le fils biologique du défunt Léon Malangu. Il a le plein droit de récupérer cette parcelle. Donc l’occupation illégale n’est pas établie», a dit le magistrat du parquet.
La fondation Léon Malangu, partie citante, représentée par Frédéric Lubanda, et assisté par son avocat Me Jean Nsombo, a insisté sur les accusations portant sur l’occupation illégale, extorsion de signature et dénonciation calomnieuse de M. Gédéon Malangu, le qualifiant d’avoir retiré les documents parcellaires de la fondation Léon Malangu et de l’avoir occupée illégalement.
Elle a ajouté que ce dernier avait fait signer à leur client un document de 30000$ par force, et avait fait une dénonciation «calomnieuse» contre leur client à la police, avant d’indiquer que le prévenu avait également exigé une somme de 10000 dollars américains à titre de réparation du préjudice subi.
De son côté, Gédéon Malangu, partie citée, assisté de son avocat Me Damas Muzodi, a démenti et rejeté toutes ces accusations.
«De son vivant, M. Léon Malangu, avait acheté une parcelle au quartier 3 sur le boulevard Lumumba, après, il avait établi le siège de la fondation Léon Malangu que lui-même avait créé. Il n’a jamais cédé cette parcelle à la fondation. Notre client est son fils aîné, il est copropriétaire de cette parcelle, il a décidé de la récupérer pour une utilité familiale», a-t-il dit, avant de s’interroger sur l’origine de cette thèse d’occupation illégale.
Le magistrat du parquet a, après étude du dossier, mis le lien biologique de Gédéon Malangu et son père, affirmant qu’il est copropriétaire de la parcelle, estimant que la Fondation Léon Malangu devrait en retour donner cette somme d’argent à la famille Malangu car, a-t-il précisé, «c’est lui qui avait créé cette fondation, c’est pourquoi le président de la fondation a reconnu une somme de 30.000 dollars».
Il a indiqué, à cet effet, que l’extorsion de signature n’est pas établie encore moins la dénonciation calomnieuse, tout en demandant au tribunal de dire non établies en fait comme en droit les infractions ci-haut citées pour faute de preuves et déclarer le prévenu quitte de toute poursuite.
Le tribunal qui s’est estimé être suffisamment éclairé , a décidé de prendre l’affaire en délibéré et de se prononcer dans le délai légal .ACP/L/M

