Kinshasa: l’annulation de la vente d’une parcelle sollicitée pour non consultation d’une héritière

Kinshasa, 24 février 2026 (ACP).- L’annulation de la vente d’une parcelle a été sollicitée par une héritière, lundi, devant le tribunal de grande instance de Gombe, dans le Nord de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC), pour n’avoir pas été consultée par ses frères, lors d’une audience.

«Mme Charlotte Ngakila sollicite l’annulation de la vente de la parcelle familiale parce qu’elle n’a pas été consultée  par ses frères pour cette vente», a plaidé Me Benjamin Ngamolo, avocat de la requérante.

Pour cet avocat, sa cliente a estimé, par ailleurs, que le montant lui présenté par ses frères serait inférieur au prix convenu en amont lors du conseil de famille.

«Nous nous étions entendu sur le montant de 135. 000 dollars, à ma grande surprise ils me présentent un acheteur avec 95.000 dollars américains avec un acte de vente pour apposé ma signature», a ajouté l’avocat.

La partie citée, Paul Nguabonga de son côté, est revenue sur les accords familiaux. Selon lui, les héritiers s’étaient convenus de la vente de la parcelle en morcellement en trois parties et que les fonds de la dernière partie seraient consacrés à la construction d’un mausolée pour leur défunt père.

«Tous mes frères et moi avons convenus de morceler la parcelle en trois parties, nous avions déjà vendues les deux parties sans problème et là nous en sommes à la troisième partie. La vente a déjà été faite tous avions signé l’acte de vente, je suis surpris entant que liquidateur de voir notre sœur saisir votre tribunal pour annuler cette vente», a indiqué l’avocat conseil.

À l’audience, les avocats de la partie citée ont brandi la copie de l’acte de vente signée par toutes les parties.

Le magistrat du parquet, dans son avis, a sollicité du tribunal de faire comparaître le chef du quartier ainsi que l’acheteur de la parcelle.

«M. le président nous sollicitons à votre tribunal de faire comparaître à la prochaine audience le chef du quartier ainsi que l’acheteur de la parcelle afin d’éclairer sur certaines questions que nous avons à leur poser», a-t-il déclaré.

La parcelle concernée est située dans la commune de Lingwala, sur l’avenue Libenge, et a été vendue en 2024.

Le tribunal a renvoyé l’affaire à la huitaine pour la poursuite de l’instruction.

ACP/ODM

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