Kinshasa, 30 septembre 2026 (ACP).- Un accusé poursuivi mercredi, devant le tribunal de paix de N’djili, dans l’est de Kinshasa, capitale de la République Démocratique du Congo, pour usage de faux, a sollicité au juge la suspension de la procédure, au motif de l’introduction d’une action de confirmation de la propriété devant un autre tribunal.
« Nous avons deux préalables. Premièrement, il y a une question préjudicielle au sens qu’il y a une action sur la confirmation de propriété devant le tribunal de grande instance de N’djili. Deuxièmement, le deuxième accusé Nzoko Matumba vient de décéder. Selon la loi, l’action publique est éteinte à son égard. En conséquence, votre tribunal doit sursoir pour attendre que le juge civil se prononce sur l’action relative à la propriété », a dit Me Fubuwa Nzeyi, avocat de Junior Matumba et Nzoko Matumba, partie prévenue.
Le magistrat du Parquet a, de son côté, renouvelé cette demande de surséance, estimant qu’elle va « éviter la contrariété de décisions à intervenir ». « Que le juge civil se prononce d’abord sur la question liée à la propriété. Ce jugement pourra apporter de l’éclairage qui va vous aider à bien trancher », s’est-t-il prononcé.
La partie citante, quant à elle, a rejeté les faits avant de demander au tribunal d’ordonner la plaidoirie.
« Marie Muanda est la propriétaire de la parcelle sise sur l’avenue Luadi N°27, au quartier 06 de la Commune de N’djili. Elle possède tous les documents parcellaires obtenus depuis 1991. Les deux accusés dont l’un comparait devant votre tribunal, sont venus en 2022, pour se prétendre être propriétaires de ladite parcelle, disant qu’elle appartienne à leur défunt père. Pour cela, nous demandons que votre tribunal ordonne la plaidoirie afin de nous permettre de vous donner tous les éléments de preuves et tous les détails possibles », a argué Me Aristote Lusaku, avocat Marie Muanda.
Après avoir écouté toutes les parties et l’avis du magistrat du Parquet, le tribunal a décidé de prendre les moyens soulevés en délibéré.
ACP/PL

