Kinshasa: un litige de succession opposant des héritiers jugé en appel

Kinshasa, 29 juillet 2025 (ACP).- Une femme a interjeté appel mardi, au tribunal de grande instance de Kinshasa-Gombe, en République démocratique du CONGO pour mal jugé, après sa condamnation par le tribunal de paix de Ngaliema au premier degré, dans un litige de succession qui l’oppose avec son frère, lors d’une audience.

«M. le président, lorsque vous allez vous retirer vous direz fondée cette action en appel, parce que l’exploit n’a pas été clair chez le premier juge. Nous disons que l’affaire a été mal jugée par le fait que le premier juge a dit que l’affaire a été déclarée recevable et fondée. Or, nous voyons que l’affaire n’est pas claire et ne peut pas être reçue, le juge doit dire cette affaire irrecevable et non fondée», a déclaré l’avocat de Mme Clotilde  Monyambo, l’une des héritières.

Il a indiqué que M. Chérubin Monyambo, frère de ma cliente, réclame le montant global de 69300 dollars des loyers des six héritiers, perçu pendant neuf ans par sa sœur Clotilde Monyambo, sans préciser sa part et celle des autres héritiers, même pas celle de ma cliente, n’a pas le mandat ou la procuration qui lui donne le droit de réclamer la part de tous les héritiers.

L’avocat de Mme Clotilde Monyambo a également soulevé l’obscurité de libellé et la forclusion, estimant que l’action est tardive et imprécise.

Il a, par ailleurs, fait valoir que la citation ne détermine pas la part exacte réclamée par M. Chérubin Monyambo, et que ce dernier n’est pas mandaté pour agir au nom des autres héritiers. Par ailleurs, un acte de reconnaissance signé par Mme Clotilde Monyambo a été brandi à l’audience comme preuve de sa gestion exclusive du bien concerné, a soutenu son avocat.


Pour sa part, Chérubin Monyambo, la partie citante reproche à sa sœur d’avoir perçu seule les loyers d’une parcelle située sur l’avenue Mongaba n°43, dans la commune de Lemba, à Kinshasa, soit 69.300 dollars américains (USD) de juillet 2016 à octobre 2024, sans répartition équitable entre les six héritiers.

«Chaque mois où les loyers n’étaient pas distribués, une infraction se commettait», a plaidé l’avocat conseil e Cherubin Monyambo, affirmant qu’une plainte avait été introduite en 2018  au parquet, ce qui, selon lui, suspend la prescription.

De son côté le ministère public a conclu à la recevabilité de l’action, tout en demandant au tribunal de la déclarer non fondée, estimant que les moyens avaient déjà été traités en première instance.

L’affaire a été prise en délibéré, le jugement étant attendu dans deux semaines. ACP/ODM

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