Kinshasa, 23 juillet 2026 (ACP).- Le magistrat du parquet a déclaré jeudi, non-fondée l’action judiciaire introduite par les journaliers d’un hôpital contre leur employeur faute des preuves d’engagement, lors d’une audience du Tribunal du travail de Matete, au centre de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC).
« Par ce motif, qu’il plaise au tribunal de dire l’action M. Cosmos Osenge et consorts, contre HJ Hospital recevable mais non fondée faute des preuves », a déclaré le magistrat du parquet.
Pour le magistrat du parquet, les demandeurs n’ont pas pu apporter la preuve suffisante de leur engagement au sein de HJ Hospital, du fait qu’en dehors d’un contrat écrit, les demandeurs devraient apporter au moins la preuve des rémunérations leur payées par l’employeur ; ceci n’a pas été le cas.
« Le tribunal estime sa religion éclairée, prend l’affaire en délibéré pour son jugement à intervenir dans le délai de la loi », a conclu Doudou Malangwa, juge président de la composition.
Rappelons que lors de l’audience précédente M. Osenge et consorts avaient sollicité du tribunal la condamnation de HJ Hospital au paiement de dommages et intérêts, estimant avoir travaillé comme journaliers depuis la construction de cet hôpital, soit depuis le 20 janvier 2014.
Ils ont soutenu qu’après avoir été informés qu’ils ne pouvaient plus être engagés en raison de leur âge, ils avaient rédigé une lettre de démission, laquelle aurait été acceptée par l’hôpital.
L’avocat de HJ Hospital a, pour sa part, expliqué que lors de sa construction, un appel avait été lancé à toutes les personnes souhaitant contribuer à l’évacuation des déchets afin d’assainir le site, ajoutant qu’il s’agissait d’un travail occasionnel et spontané pour lequel les participants étaient rémunérés.
Il avait également fait savoir que les demandeurs n’avaient produit aucune correspondance attestant que leur démission avait été acceptée par l’hôpital, soutenant qu’on ne peut démissionner que d’un emploi dont on a la qualité et que, dans ce dossier, les demandeurs n’ont pas démontré cette qualité, celle-ci ne se présumant pas mais devant être prouvée.
Enfin, cet avocat avait affirmé qu’il n’existait pas de journaliers au sein de HJ, l’établissement travaillait avec des sociétés de sous-traitance, avant de demander au tribunal de déclarer les moyens des demandeurs irrecevables.
ACP/ Bi

