Kinshasa, 03 novembre 2025 (ACP),- L’annulation d’un acte de cession d’une parcelle, conclu avec irrégularité, a été demandée lundi, par le parquet, lors d’une audience devant le tribunal de grande instance de N’djili, dans l’Est de Kinshasa, capitale de République démocratique du Congo(RDC).
« Je demande au tribunal d’annuler l’acte de cession d’une parcelle de la succession conclu entre le liquidateur Joseph Bopeka et sa tante José Lokela, sans le consentement des autres héritiers pour irrégularité », a déclaré le magistrat du parquet dans son avis.
Me Joseph Tambwe, avocat des autres héritiers de la succession Georges Bokenga, a fait savoir qu’un liquidateur n’a pas le pouvoir de céder les biens de la succession sans le consentement des autres héritiers.
« Un liquidateur est un héritier comme les autres, il ne pouvait céder cette parcelle à leur tante sans le consentement des autres enfants, voilà pourquoi nous sommes venus attaquer cet acte de session de la parcelle sise sur l’avenue révolution au numéro 120 quartier Kingasani dans la commune de Kimbanseke pour défaut de qualité. Vous allez déclarer cette action recevable et fondée », a-t-il dit.
En réaction, Me Jules Kamba, avocat de la tante José Lokela, a relevé que tous les héritiers étaient d’accord avec cette cession parce que le défunt Bokenga, grand frère de sa cliente, l’avait ordonné avant sa mort.
« Le liquidateur n’a fait qu’accomplir ce que le défunt père Georges Bokenga lui avait dit. Tous les héritiers étaient d’accord pour que cette parcelle n’entre plus dans la masse successorale », a-t-il martelé.
Le tribunal a pris l’affaire en délibéré pour se prononcer dans le délai de la loi.
Après la mort de leur défunt père Georges Bokenga, le liquidateur Joseph Bopeka, l’un des héritiers, avait donné une parcelle à sa tante José Lokela disant que c’est son père qui lui avait dit de le faire, et les autres héritiers qui n’étaient pas d’accord ont saisi le tribunal pour l’annulation cet acte de session.
ACP/JF

